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Etude de l'Institut national d'études démographiques

Plus 10% de naissances en France si les femmes enfantaient plus tôt


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Fidèle à sa vocation d’origine, l’Institut national d’études démographiques(INED) se préoccupe de la natalité. Une étude montre que des naissances plus précoces augmenteraient la natalité.

Est-il possible d’enrayer le « déclin » démographique ?

les Françaises auraient la possibilité d’augmenter mécaniquement la natalité si elles consentaient à enfanter plus tôt. Le gain serait de 10%, selon une étude que l'Institut national d'études démographiques (Ined) vient de consacrer au sujet. Cette recherche s'appuie sur le bilan démographique français pour 2002 publié fin janvier par l'Insee, qui imputait le léger fléchissement du nombre des naissances constaté l'an dernier, après deux années de "baby-boom", à la baissedu nombre des femmes en âge de procréer.En 2002, les femmes ont eu en moyenne autant d'enfants qu'en 2000 et 2001 (191 enfants pour 100 femmes). Pourtant, l’état civil a enregistré 8.000 naissances de moins qu'en 2001, et 13.000 de moins qu'en 2000. A quoi cela tient-il ? Au fait que les femmes de 20 à 40 ans, qui mettent au monde 96% des bébés, sont de moins en moins nombreuses, expliquait l'Insee.A la fin des années 60, les générations nées entre 1946 et 1973, dites du "baby-boom", sont arrivées progressivement à l'âge de procréer, tandis que les générations peu nombreuses nées entre 1930 et 1944 arrêtaient de faire des bébés, commente l'Ined.Cette double tendance a produit un chiffre maximum de 8,6 millions de mères potentielles en 1986 qui s'est maintenu jusqu'en 1994. La tendance a, avec le temps, commencé à s'inverser: l'effectif des 20-39 ans s'est mis à diminuer avec l'arrivée degénérations moins nombreuses, tandis que les générations du "baby-boom" cessaient de faire des enfants.

"Originalité" française

Aujourd'hui le groupe des 20-39 ans compte 8,2 millions de femmes, et devrait encore décroître de 0,5% par an, pour tomber à 7,6 millions en 2015.Il est possible de compenser cette baisse démographique inéluctable, si une politique nationale incite les familles à avoir plus d'enfants.Mais un autre facteur, l'âge moyen à la maternité, est à prendre en compte, affirme l'Ined. Cet âge est passé de plus de 28 ans en 1957, à 26,5 ans en 1977, pour remonter à nouveau ensuite, atteignant 29,5 ans en 2002. Aujourd'hui, on est dans un creux parce que les plus jeunes femmes attendent de plus en plus longtemps pour avoir leurs enfants, alors que les moins jeunes ont déjà mis au monde les leurs.Si les générations âgées de 20 ans qui arrivent avaient leurs enfants plustôt, et que celles qui tardaient à les faire les avaient aussi, le nombre des naissances augmenterait de plus de 10%, affirme l'Ined, sans dire pour autant combien d'années cette nouvelle double tendance pourrait durer.L'Ined souligne aussi une "originalité" française dans l'Union européenne: l'excédent des naissances sur les décès s'est élevé à 220.000 en 2002 (loin devant les Pays-Bas avec 60.000), ce qui est unique en Europe, alors que le solde migratoire (entrées/sorties d'étrangers) est le plus faible des Quinze.



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