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Alzheimer – Ménopause

La thérapie hormonale accroît les risques de démence et d'attaque cérébrale


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Les traitements hormonaux les plus courants doublent le risque de démence et augmentent d'un tiers le risque d'attaque cérébrale chez les femmes de plus de 65 ans, selon les résultats de trois études publiées mardi 27 mai aux Etats-Unis. Tels sont les résultats de trois études publiées par le Journal of American Medical Association (JAMA)

Un risque doublé

Les femmes âgées qui absorbent des hormones dans le but de traiter les effets de la ménopause doublent leur risque d’être victimes d’une forme ou une autre de démence. Tel est le résultat d’une étude menée aux Etats Unis. Parmi les 4.532 participantes de l'étude sur le traitement combinant oestrogène et progestérone, 61 ont été diagnostiquées comme atteintes de démence, dont 40 (66%) dans le groupe prenant les hormones contre 21 (34%) dans le groupe recevant un placebo."Au total, le risque de démence pour les femmes dans le groupe prenant oestrogène et progestérone était le double de celui du groupe prenant le placebo", notent les chercheurs en décrivant ces résultats comme "inattendus et en contraste frappant avec la plupart des travaux précédents sur les effets du traitement hormonal sur la maladie d'Alzheimer et la démence".Cela représenterait 23 cas supplémentaires de démence pour 10.000 femmes de plus de 65 ans, selon ces travaux menés par Sally Shumaker, de Wake Forest University Health Sciences, à Winston-Salem (Caroline du Nord).Leurs conclusions sont confirmées par les résultats d'une autre étude menée par Stephen Rapp, de la même université, selon laquelle cette thérapie hormonale n'a pas d'effet bénéfique sur les performances intellectuelles des femmes ménopausées.Une troisième étude menée sur 16.608 femmes de plus de 50 ans en bonne santé montre que celles qui suivent un traitement hormonal ont un risque accru d'attaque cérébrale.Au total, 151 femmes (1,8%) du groupes suivant le traitement hormonal ont été victimes d'une attaque, contre 107 femmes (1,3%) placées dans le groupe recevant un placebo, ce qui représente un risque accru de 31%.Les trois études sont publiées dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 28 mai.



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