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Age et sécurité routière

Jean-François MATTEI : le contrôle au volant des plus de 75 ans sera médicalisé


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Le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, Jean-François MATTEI, a annoncé à l’occasion d’un colloque qui a eu lieu à l’Assemblée Nationale, le 5 juin une réforme profonde de l’ « insécurité routière ». Parmi les mesures annoncées une liberté sous contrôle pour les conducteurs âgésde 75 ans.

Priorité pour la santé publique

L’aptitude à conduire fera l’objet d’une évaluation médicale pour l’ensemble des conducteurs, les jeunes comme les plus âgés. Ainsi en a décidé Jean-François MATTEI, ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, qui, le 5 juin, à l’Assemblée Nationale, a annoncé à l’occasion d’un colloque consacré à l’insécurité routière, la mise en place prochaine d’un protocole médical spécifique.Le ministre a néanmoins insisté sur deux catégories de conducteurs : les jeunes et les personnes âgées. Les jeunes représentent 25 % de la mortalité ; certains restent handicapés durant de longues périodes. Les personnes âgées cumulent les facteurs de risques (perception visuelle souvent altérée, malaises fréquents, prises médicamenteuses multiples…) et leur nombre croît (4 500 000 personnes ont plus de 75 ans en France). Ainsi, même si leur comportement est généralement plus prudent, elles pèseront de plus en plus lourd dans le risque total.

  • Une évaluation médicale de l’aptitude à la conduite sera effectuée pour l’ensemble des conducteurs.
  • Elle aura lieu au cours d’un examen médical réalisé par un médecin de ville avant la délivrance du permis de conduire.
  • Cette évaluation médicale aura lieu tout au long de la vie du conducteur à une périodicité qui reste à déterminer
  • Ce contrôle de l’aptitude à conduire sera mis en place très rapidement au-delà de l’âge de 75 ans, tous les deux ans
  • .
  • L’ évaluation ne sera pas remboursée par la sécurité sociale.
  • une proposition de protocole médical sera remise au ministre dans un mois
  • Concernant les médicaments, leur action sur la vigilance et les perceptions neurosensorielles devront être mieux pris en compte par les usagers et les médecins prescripteurs. J’ai demandé à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) de réviser, en lien avec l’Agence européenne du médicament, les notices d’information afin de mieux définir et préciser les médicaments potentiellement actifs sur la vigilance, sur l’équilibre ou sur la vue. Cela permettra de graduer, dès 2004, les pictogrammes apposés en France sur les boîtes des médicaments en utilisant une couleur différente selon l’effet sur la vigilance. a explique le ministre.

    Violence dans la société

    Le coût pour la société de la violence routière est de 27,8 milliards d’euros par an. La France a compté 137 839 blessés en 2002, soit 1,4 millions en dix ans. Entre la naissance et l’âge de 20 ans, l’insécurité routière est responsable de 50 % des handicaps. Chaque année, 25 000 victimes de la route deviennent handicapées.



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