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L'activité intellectuelle réduirait les risques de démence


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L'activité intellectuelle régulière d'une personne âgée paraît réduire ses risques dedémence et notamment la survenance de la maladie d'Alzheimer, indique une étude du New England Journal of Medicine, publiée jeudi 19 juin aux Etats-Unis.

Prudence des médecins

La lecture, les jeux de réflexion, la pratique d'un instrument de musique, ainsi que la danse, peuvent aider à réduire le risque de démence à un âge élevé. Telle est la principale conclusion d’une étude récemment rendue publique par le New England Journal of Medicine et portant sur le cas de 469 personnes de plus de 75 ans suivies depuis 21 ans.La participation à l'une de ces activités une fois par semaine a réduit de 7% le risque de démence au sein du groupe étudié, et ce risque a chuté de 63% chez les personnes comptant au moins 11 jours par mois d'activité mentale, selon les travaux publiés dans le New England Journal of Medicine.Les auteurs de l’étude soulignent cependant que l'étude "ne signifie pas que des sujets intellectuellement moins actifs augmentent leurs risques de démence".Ils insistent aussi sur le caractère non représentatif de la population étudiée, constituée uniquement de personnes de plus de 75 ans, majoritairement blanches, "ce qui limite la généralisation de nos résultats" , alors que la démence frappe une population générale de personnes de plus de 65 ans.Les chercheurs concluent prudemment que "s'il y a une relation de cause à effet, la participation à des activités de loisirs pourrait augmenter la réserve cognitive, retardant le déclenchement clinique ou pathologique de la démence".Alternativement, "la participation à des activités cognitives pourrait ralentirle processus pathologique de la maladie", ajoutent-ils.Les médecins, sous la direction du neurologue Joe Verghese du Einstein College of Medicine du Bronx (New York), écrivent également que l'activité physique ne paraît pas ralentir ou éviter la démence.Le Dr Coyle du département de psychiatrie de la Harvard Medical School à Boston, qui n'a pas participé à l'étude, met en doute ces résultats en jugeant possible que "l'effet protecteur apparent de l'activité mentale soutenue (ne soit) qu'un épiphénomène d'un défaut intrinsèque, qui culmine finalement avec la démence".A l'appui de sa réflexion publiée dans un éditorial de la même revue, il cite une autre étude menée sur des religieuses et des journaux spirituels rédigés dans leur jeunesse. L'étude montrait, selon le psychiatre, que les religieuses utilisant la syntaxe la plus complexe au début de leur vie étaient aussi celles qui avaient le moins de risques d'être atteintes de démence à un âge avancé.



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