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Bien Vieillir

« Le Bien-Vieillir - La révolution de l’âge »


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Un ouvrage essentiel, rédigé par Maurice Tubiana, qui donne un éclairage de l'intérieur, en plein cœur d’une actualité brûlante où l’on se demande « Que faire de ce cadeau imprévu de 35 ans supplémentaires que nous offre le monde moderne ? »

Témoigner sur le grand-âge : une nécessité

« Il faut être vieux pour comprendre que ce que demandent les personnes âgées, ce n’est ni de la pitié, ni de la commisération, mais simplement un effort de compréhension pour nos muscles las […] . Il faut être vieux pour savoir qu’un sourire peut ensoleiller une journée et qu’au contraire un regard qui refuse de vous voir, comme si nous étions devenus transparents, nous glace davantage que les banquises des deux pôles. Il est vrai que nous ne sommes plus beaux à contempler, que nous sommes pour ceux qui nous voient le spectre inquiétant de ce qu’ils deviendront mais il faudrait leur dire qu’ils ne doivent pas avoir peur, que derrière nos rides, nous avons nos joies et nos peines, nos plaisirs et nos jeux, que nous sommes encore des êtres humains, dont l’équilibre psychologique (et donc le leur quand il auront notre âge) dépend de leur comportement […] Il faut que nous réapprenions à vivre ensemble. […]De plus, si l’on ne peut empêcher les effets de l’âge, on peut les ralentir. La condition humaine s’est profondément modifiée […]. Il faut tirer partie de ces connaissances récentes, donc expliquer, convaincre. Vous êtes médecin. Vous êtes crédible. Parlez aux personnes vieillissantes, enseignez leur un nouvel art de vieillir qui tienne compte des progrès médicaux ; mais aussi exprimez leurs affres, soyez leur porte-parole. […].Ce sont ces propos, tenus par l’un de ses amis, qui ont convaincu le Professeur Maurice Tubiana, d’écrire ce livre.

Un éclairage sur l’avancée en âge en bonne santé physique, mentale et sociale

Maurice Tubiana, cancérologue, a dirigé l’Institut Gustave Roussy de Villejuif pendant 15 ans. Membre de l’Académie des sciences et ancien Président de l’Académie nationale de médecine, il a contribué au rapport sur « les aspects scientifiques, médicaux et sociaux de la longévité et du vieillissement » publié conjointement par ces deux institutions.Le professeur Tubiana est aujourd’hui âgé de 83 ans.Le grand intérêt de cet ouvrage réside donc bien à la fois dans la compétence éminemment reconnue et dans l’âge de son auteur.« Le Bien-Vieillir – Les révolutions de l’âge » met d’abord en perspective historique des données essentielles en termes de biologie, d’évolution génétique, d’espérance de vie et de démographie. Au fil des chapitres, Maurice Tubiana examine :

  • l’impact du processus de vieillissement sur les organes des sens et l’appareil locomoteur ;
  • la définition même du vieillissement et la possibilité de le ralentir ;
  • les pathologies liées à l’avancée en âge, dues à la fragilisation de l’organisme afin de pouvoir les détecter et si possible les éviter ;
  • les trois aspects de la santé - physique, mentale et sociale – (selon la définition de l’OMS) et donc les rapports de l’homme âgé avec la société et ainsi l’urgence d’améliorer la cohabitation entre les personnes âgées et le reste de la société ;
  • les risques d’isolement, d’exclusion, de dépendance qui s’accroissent en raison de la survenue de déficiences afin de les réduire et de les retarder. Ceci aussi bien pour accroître la qualité de vie des personnes âgées que pour maîtriser la charge qui peut en résulter pour la société ;
  • l’inquiétude associée à l’avancement en âge d’une part et le rejet de la vieillesse et de la mort dans notre société qui, d’un côté entraîne apathie et résignation et de l’autre besoin d’agir afin, par une meilleure connaissance de ce qui provoque ces comportements, d’aider chacun à trouver l’équilibre.
  • Bien vieillir : un bénéfice pour soi d’abord mais aussi pour la collectivité

    Le livre s’achève par une série de conseils de Maurice Tubiana à une personne âgée, sorte de récapitulatif : dignité, estime de soi ; action ; entretien de la vie sociale ; lutter contre la l’anxiété ; profiter des plaisirs de la vie ; faire bon usage des habitudes et respecter quelques règles ; conserver son optimisme, continuer d’avoir confiance en la vie, transmettre son expérience et aller ainsi à l’encontre de l’athmospère morose dans laquelle se complaisent nos contemporains, organiser sa vie quotidienne de manière à se sentir utile, à se faire plaisir à aider les autres selon ses envies et capacités ; surveiller sa santé et prévenir les maladies autant que faire se peut ; c’est à dire …apprendre à vieillir en étant capable de profiter de la vie.En même temps qu’il démontre que prendre en compte son propre vieillissement, c’est se prendre en charge soi-même, au fur et à mesure de l’avancement en âge, c’est, au delà du bénéfice pour soi, favoriser, pour la collectivité, un allégement des coûts résultant de l’allongement de la vie, l’auteur n’hésite pas, cependant, à dire :« Il est grand temps d’expliquer aux administrations, et plus généralement aux Français, que les vieux méritent certains égards et qu’il faut, non pas les rejeter dans des ghettos mais leur faciliter la vie, ne serait-ce que pas égoïsme puisque tout le monde deviendra vieux et que les personnes âgées, quand elles sont intégrées dans la société peuvent rendre d’immenses services. […]Il faut agir en profondeur, faire changer l’état d’esprit et montrer que la vie ne s’arrête pas quand on a des rides ou que la libido a diminué ».

  • Le Bien-Vieillir : la révolution de l'âgeMaurice Tubiana - 333 pages - mai 2003Editions de Fallois - 18.50 €Pour commander, cliquez ici


  • mis à jour le

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