Agevillage

DHEA

La pilule anti-vieillissement agirait contre l'hypertension artérielle pulmonaire


Partager :

L'administration de la DHEA (déhydroépiandrostérone) par voie orale ou intraveineuse à des rongeurs a permis de prévenir l'hypertension artérielle pulmonaire chronique, gravement dommageable pour le cœur, et même de l'abolir partiellement, mais de façon significative, selon des travaux menés à l'Inserm publiés dans les Comptes rendus de l'académie des sciences américaines (PNAS).

50 000 malades en France

La DHEA (déhydroépiandrostérone), surnommée "pilule anti-vieillissement", pourrait avoir un effet bénéfique sur l'hypertension artérielle pulmonaire chronique, selon une étude sur des rongeurs conduite par Sébastien Bonnet et Eric Dumas-de-la-Roque, du laboratoire de physiologie de l"université Bordeaux II, qui ont choisi d"évaluer les effets de la DHEA sur l"hypertension artérielle pulmonaire, une pathologie très répandue chez les gros fumeurs. Le rétrécissement des bronches provoque des difficultés respiratoires qui, à leur tour, peuvent entraîner une augmentation excessive de la pression artérielle. Cette complication touche 50 000 Français. Le risque est mortel.L'administration de la DHEA par voie orale ou intraveineuse à des rongeurs a permis pratiquement de prévenir cette forme d'hypertension gravement dommageable pour le coeur et même de l'abolir de façon significative, selon les travaux des deux chercheurs de l’Inserm.Des études cliniques sont prévues dans des cas d'insuffisance respiratoire fréquents chez les personnes âgées, en particulier chez les bronchitiques, les fumeurs et les emphysémateux. Une autre application possible concernerait "certains cas d'accidents aigus pouvant survenir au cours d'anesthésies.A ce jour, une seule grande étude - baptisée DHEAge - a été réalisée sur le sujet en France. Menée par le Pr Françoise Forette, gérontologue, et le Pr Etienne-Emile Baulieu, elle incluait une population de 280 volontaires, âgés de 60 à 79 ans. Une dose quotidienne de 50 mg leur a été donnée pendant un an. Conclusion de ces travaux, publiés en avril 2000: les bénéficiaires du traitement sont les femmes, notamment celles qui dépassent 70 ans. La DHEA améliore leur métabolisme osseux, la qualité de leur peau et leur libido. Les effets sur l"organisme apparaissent limités. Les 50 000 Français qui, actuellement, prennent régulièrement cette substance semblent n’avoir rien à craindre. L’étude DHEAge a le mérite de montrer que cette molécule n"est pas dangereuse. Il n"y a eu ni accident ni accumulation excessive d"hormones.



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -