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Eté mortel en France : vers une prise de conscience ?

Moilisation citoyenne et vigilance


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La canicule persiste en France.Les organismes ont du mal à s'habituer et sont épuisés (nuits dificiles), notamment les plus fragiles.Les personnes âgées qui perdent la sensation de soif, dont la température du corps se régule moin bien, sont les premières victimes.Avant le coma, une agitation, un état confusionnel, les muqueueses sèches doivent alerter et provoquer l'hydration en urgence de la personne (boire, s'humidifier le corps...)Canicule mortelleOn dénombre un cinquantaine de morts en quelques jour sur l'Ile de France.Les funérariums atteignent une situation critique à Paris, à Lyon. L'armée estmobilisée à Orléans. A l'AP-HP, Assistance publique des hôpitaux de Paris, lesinterventions sont autoritairement différées pour dégager des lits.Recomandation du MinistreHubert Falco dans un communiqué en date du 11 août déplore qu'une polémiquepoliticienne puisse s'intaller mais reconnaît qu'un certain nombre de victimes sont des victimes de la canicule.Il rapelle les recommandations envoyées aux DDASS, directions départemenatles de l'action sanitaire et sociale :
  • boire plusieurs fois par jour
  • consommer une alimentation suffisamment salée
  • supprimer les médicaments diurétiques non indispensables
  • isoler et rafraîchir les locaux
  • Or Roselyne Bachelot, ministre de l'environnement a appelé, le 11 août, à la modération pour les consommations d'énergie. Des coupures d'électricité seront envisagées si la canicule persiste. Ainsi les professionnels devront prévoir dessystèmes de secours pour maintenir la chaîne du froid ne serait-ce que pour larestauration.Dans de nombreux établissements d'accueil pour personnes âgées, la vigilance est de mise. Tout le personnel est mobilisé (des animateurs aux soignants) : proposer des boissons, hydrater, raffraîchir... mais le personnel manque.Quels moyens face à cette crise ?L'appel au civisme est rapellé par les autorités, mais aussi par leur adversaire actuel, le Docteur Patrick Pelloux de l'AMUHF, Association des médecins urgentistes de France :
  • ne pas laisser une personne isolée, sans aide, sans visite régulière.
  • éviter toute sortie, toute exposition au soleil
  • fermer volets et fenêtre la journée et oubrir la nuit
  • Ce médecin s'étonne des moyens considérables mis en oeuvre pour des épidémies potentielles comme le SRAS, Syndrôme respiratoire aigü sévère, alors qu'aujourd'hui on assiste selon lui à un véritable drame social qui touche surtout lesplus âgés.Des morts évitables ?Ces morts silencieuses heurtent au plus haut point le professeur Jean-Louis San marco, directeur du laboratoire de santé publique à Marseille, qui a eu à gérer divers épisodes caniculaires sur sa région.Comme les personnes âgées boivent moins et ne savent prendre des douches régulières, le professeur suggère de les vaporiser d'eau régulièrement avec un brumisateur, leur faire visiter régulièrement des pièces climatisées, et plus simplement leur appliquer régulièrement y compris la nuit, des tissus mouillés surle visage, les avant-bras, les jambes.Avec ces simples conseils, l'hécatombe de 4 morts par jours à Marseille en 1983 est tombée à 1,8.Pour Pascal Champvert, président de l'ADEHPA (Associaton des directeur d'établissements d'hébergement pour personnes âgées) la canicule est comme le coup de projecteur qui impose à notre société d'appréhender une situation qu'elle a trop tendance à oublier : l'accompagnement des personnes âgées fragilisées.Aujourd'hui rapelle l'ADEHPA, les professionnels sont 3 à 4 fois moins nombreux en France que chez nos voisins européens. Nous sommes en alerte sanitaire. Il y a urgence à la prise de conscience sociale.



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