Les français ont dépensé 2 579 euros par habitant en 2002 pour leur santé soit 158 milliards d’euros, selon l’étude de la DRES (Direction de la recherche , des études, de l’évaluation et des statistiques) parue en juillet 2003.Ces dépenses représentent 9,74 % du PIB, Produit intérieur brut.
La France se situe ainsi en cinquième position des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) derrière les Etats-Unis (13,9%), la Suisse (10,9%), l’Allemagne (10,7%) et le Canada (9,7%).Depuis dix ans, la part des dépenses de santé dans le PIB s’est accrue en France à un rythme relativement modéré (0,9 point depuis 1990), en Suisse et en Allemagne ce rythme était supérieur à 2,2 points.
La croissance de l’augmentation de la part de la consommation des soins et bien médicaux dans le PIB entre 2001 et 2002 est liée en partie au ralentissement de la croissance de ce dernier.Quant aux prises en charges elles restent relativement stable pour la part de la Sécurité Sociale (76,5 % en 1995, 76, 7 % en 2002).Ceux sont les organismes complémentaires (Mutuelles, assurances, institutions de prévoyance) qui ont compensé (11,5 % de la prise en charge en 1995, 12,7% en 2002).Quant aux ménages leur part continue de décroître (12% en 1995, 10,6% en 2002)
La consommation de soins et biens médicaux a augmentée
Depuis 1990, c’est le secteur hospitalier qui a le plus contribué à la progression des dépenses en valeur à l’exception de 1999 et 2000.En 2002, le secteur hospitalier (établissements publics et privés, section de cure médicale des établissements pour personnes âgées) a représenté 44,7% de la consommation de soins et biens médicaux, soit 61 milliards d’euros.Cette croissance serait liée à l’effet prix, en grande partie des frais de séjours (+3,9%) suite aux revalorisation intervenues dans les tarifs des cliniques.
Cette dépense représente 26,7% de la consommation de soins et biens médicaux, soit 36 milliards d’euros.L’augmentation depuis 2001 est de 7,4% en valeur et 4,2 % en volume.Auprès des médecins, l’augmentation en valeur est de 7%, elle est de 0,8% en volume.Cette hausse des prix s’explique par la revalorisation des tarifs des consultations et des visites des généralistes (février et juillet 2002) et la création d’une majoration forfaitaire de déplacement (octobre 2002).Ces augmentations de prix semblent avoir contenu les évolutions en volume.Chez les auxiliaires médicaux les soins évoluent de 9,3% en valeur et 4,4% en volume.Les analyses et prélèvements en laboratoire augmentent de 10,2% en valeur et 8% en volume, à l’inverse des soins dentaires qui ont augmenté de 10,8% en volume et 5,7 % en valeur, suite à l’introduction de nouveaux actes dans leur nomenclature.Les autres biens médicaux : optique, petits matériels et pansements augmentent eux de 7,9% en volume
Ils représentent 21% de la consommation de soins et biens médicaux en 2002, soit une valeur de 29 milliards d’euros, en augmentation de 5,1% par rapport à 2001.En volume ils augmentent de 6,2% les plaçant à la première place des contributeurs de croissance, et ce même si leur prix sont comme en 2001, en baisse de –1,1%.
AdV
mis à jour le 12/08/2003
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