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Réunion de crise à Matignon

Le gouvernement veut mettre en place un authentique plan de solidarité


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Le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a reçu mardi 26 août pour lapremière fois, pendant près de trois heures, les professionnels de la prise en charge des personnes âgées.Si la naïveté ne transparaît pas dans les réactions des professionnels, tous ont estimé que la sensibilité du gouvernement avait été marquée, et que la priseen charge des personnes âgées dans notre pays allait obligatoirement évoluée.Du symbole, au discours, chacun attend des actes.Parmi les hypothèses évoquées, le gouvernement réfléchit à un financement de la perte d'autonomie par création d'une nouvelle recette : la suppression d'un jour férié.Le marathon des commissions et négociations de septembre est ouvert pour une annonce officielle attendue début octobre par la voix du chef de l'Etat en personne.Les professionnels auraient cependant souhaité l'annonce de mesures immédiates..

... et des professionnels de l'aide à domicile

  • ADMR :Les responsables de l'ADMR s'estiment plutôt satisfaits de la réunion de Matignon, mais ils restent en attente de la prochaine réunion mardi 2 septembre. Réunion au cours de laquelle, ils souhaitent la confirmation des mesures d'urgence à mettre en application dès octobre : l'augmentation du nombre de places de SSIAD, une meilleure organisation de la sortie d'hôpital et l'augmentation du quota de formation des aides-soignants et des infirmières.
  • L'UNASSAD insiste sur la prise en charge des personnes agées exclues des systèmes d'aide actuels. Ces personnes selon l'UNASSAD, subissent la faiblesse des politiques sociales menées depuis des années : manque d’information, parcours du combattant pour établir un dossier, problème de places, manque de financements…L'UNASSAD demande donc que le nombre de personnes âgées prises en charge pour l’accompagnement à la vie quotidienne et les soins infirmiers soit doublé sur une période de 5 ans.
  • mais aussi de la santé

    Convergence Infirmière, première organisation syndicale d'infirmiers libéraux, a demandé dimanche 24 août, au gouvernement de lancer "un grand plan" pour les personnes âgées en concertation avec les personnels soignants."Les pouvoirs publics ont sous-estimé la prise en charge des personnesâgées", a déclaré Marcel Affergan, le viceprésident de Convergence Infirmière. Ce syndicat a constaté que "là où il y a le plus d'infirmiers il y a eu le moins de décès de personnes âgées" même si la crise sanitaire, qui pourrait avoir causé 10.000 morts, "est évidemment multifactorielle"."Il faut revaloriser le rôle des infirmiers en enlevant tout quota d'actes et en rémunérant mieux les actes de soins à domicile pour les personnes âgées", a-t-il détaillé, indiquant qu'une toilette était facturée 14,40 euros de l'heure.Il a aussi déploré le "manque de financement pour des interventionsd'infirmiers en maisons de retraites".

    Les attentes des professionnels de l'hébergement ...

  • L'ADHEPA reste sur sa fin et regrette qu'il n'y ait pas eu l'annonce du déblocage des 103 millions d'euros suspendus début 2003.L'ADEHPA attend de la part du gouvernement des actes forts, en particulier la mise en place d'un véritable plan Marshall de 7 milliards d'euros sur 3, 5 et 7 ans.Pascal Champvert, son président, souhaite maintenir la pression et comme un « pitbull» , il ne lachera pas le morceau.Ainsi son association associée aux 16 organisations professionnelles du secteur des établissements d'accueil pour personnes âgées, lancent une enquête auprès des résidents et leurs familles : "exprimez-vous".
  • La FEHAP (Etablissements à caractères non lucratif) demande un plan quinquennal arrêté par le gouvernement lui-même avec les financements correspondants. A court terme la FEHAP demande le renforcement des effectifs des personnels des EHPAD (Etablissements d'accueil pour personnes âgées dépendantes) et des SSIAD (Services de soins à domicile), avec un appui particulier au développement de la VAE (Valorisation des acquis de l'expérience).La FEHAP réclame l'ouverture d'une réflexion sur la création d'un 5ème risque vieillesse au même titre que la maladie ou la famille, voire d'une 4ème branche.
  • La FHF, Fédération Hospitalière de France, par la voix de David Causse se dit satisfaite que la prise de conscience de l'ampleur du problème "personnes âgées" ait enfin eu lieu. Elle est optimiste sur le déblocage à court terme de crédits d'urgence et attend un plan de grande envergure de plusieurs milliards d'euros financé comme un cinquième risque.David Causse a présenté les demandes suivantes :
  • 2 milliards d'euros correspondants directement à l'emploi de 50 000 soignants.
  • Des convergences de gestion avec les établissements d'accueil pour personnes handicapées
  • L'exonération de la taxe sur les salaires.
  • La FnadepaLa FNADEPA, dans un communiqué du 30 août, affirme rester dans l’attente d’un véritable plan d’urgence, avec :- le rétablissement sans délai des 103 millions d’euros de l’assurance maladie, supprimés en 2003, afin de poursuivre la médicalisation des établissements,- le déblocage de 150 millions d’euros pour renforcer l’accompagnement des personnes âgées fragilisées et soutenir l’action des professionnels épuisés.La création d’un groupe de travail disposant de cinq semaines, pour, selon Messieurs RAFFARIN et FALCO, « repenser les prises en charge » et « définir un plan ambitieux » constitue un signe fort dont la FNADEPA se félicite.


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