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Légionellose

Sept nouveaux cas - dont cinq "avérés" et deux "probables" - à Poitiers


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Sept personnes étaient traitées jeudi soir au centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers pour des cas de légionellose,"avérés" pour cinq d'entre eux et "probables" pour les deux autres, ont indiqué la préfecture et la Ddass de la Vienne.

Sept nouveaux cas de légionnellose ont été détectés à Poitiers. Les sept patients, dont le premier a été hospitalisé le 23 août, n'encouraient "pas de risque vital" dans la soirée, a précisé le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales (Ddass), AndréBouvet."Le cas est analogue à celui de Montpellier, avec des tours de réfrigération qui seraient devenues le nid de ces bactéries (Legionella), dont la dispersion expliquerait la contamination de ces personnes", a indiqué Jean-Charles Fischer, directeur par intérim du cabinet du préfet.Dans la première quinzaine d'août, 26 cas de légionellose, une infection pulmonaire grave, dont trois mortels, avaient été recensés à Montpellier (Hérault).Les sept patients de Poitiers, des personnes "des deux sexes" âgées de 48 à 54 ans, dont trois sont des fumeurs selon la Ddass, ont en commun d'habiter - en logements individuels ou collectifs - ou de travailler dans des quartiers est de Poitiers (Beaulieu et Saint-Eloi).Une enquête épidémiologique a été ouverte par les autorités sanitaires, et une cellule de crise mise en place à la préfecture de la Vienne.Une mise en garde a été adressée aux médecins de ville pour attirer leur vigilance sur les pathologies respiratoires et les syndromes grippaux qu'ils seraient amenés à rencontrer dans les jours à venir.Plusieurs installations, dont des tours aéroréfrigérantes d'immeubles, devaient être inspectées dès vendredi pour détecter l'origine de la bactérie.La mairie de Poitiers a prévu de faire analyser tous les bâtiments à sa charge dans le secteur suspect, notamment ses logements sociaux.La Ddass se chargera des contrôles des autres bâtiments publics, alors que la Drire (direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) interviendra dans certains équipements privés.La légionellose, ou maladie du légionnaire, tire son nom de la première épidémie connue qui, en 1976, a tué une trentaine d'anciens combattants américains de la Seconde guerre mondiale, membres de l'American Legion, réunisen congrès dans un hôtel de Philadelphie (est des Etats-Unis).L'agent responsable est une bactérie, la "Legionella", qui se multiplie de façon optimale dans l'eau à 37 degrés et s'épanouit dans les circuits urbains de distribution d'eau chaude, les systèmes de climatisation ainsi que dans les bains à jets ou à remous des stations thermales.L'Association des victimes de la légionellose (Avil) estime le nombre réel des victimesà 8.000, dont au moins 20% seraient mortels.



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