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Canicule - décès

Importantes disparités régionales, le Centre et l’Ile de France très touchés


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La surmortalité pendant la canicule a surtout touché le centre-ouestde la France et la région parisienne, selon le rapport remis vendredi 29 août au ministre de la Santé par Gilles Brucker, directeur de l’Institut national de veille sanitaire (INVS).

Paris, Lyon, Dijon, Le Mans

Le rapport que Gilles Brucker, directeur de l’Institut national de veille sanitaire (INVS) a remis au ministère de la santé vendredi 29 août, décrit notamment la répartition géographique des décès survenus sur le territoire national au cours de la vague de chaleur du mois d’août.Selon des "chiffres à lire avec prudence" , car ils concernent surtout "le pic" de mortalité, M. Brucker ajoute que la surmortalité, en fonction (d'unedouzaine de) villes étudiées, montre que "le prix le plus lourd a été payé parParis, Lyon, Dijon, Le Mans"."D'autres villes connaissent une surmortalité moins importante, tellesPoitiers, Strasbourg, Bordeaux, Nice" , tandis que Marseille, Toulouse, Rennes et Lille "sont les moins touchées".La mortalité hospitalière a augmenté entre le 5 et 7 août avec un "pic" entre le 10 et le 14 août à Bordeaux, Dijon, Le Mans, Lyon, Poitiers et Paris.A Toulouse et Nice, la surmortalité a été plus précoce avec respectivementun début d'augmentation le 30 juillet et le 5 août, et un pic respectivement le 7 et le 10 août.A Marseille et Rennes, il n'apparaît pas clairement d'augmentation de la mortalité par rapport à 2002, en dehors d'un pic unique le 5 août à Marseille.Lille est la seule ville où la mortalité hospitalière n'a pas augmenté entre le 25 juillet et le 19 août, par rapport à 2002.

Décès et pathologies

Le rapport révèle que des décès ont également été observés chez des moins de 60 ans dans près de 5 % des cas. Dans ces décès, il est "important de ressortir la place des pathologies associées, telles des pathologies mentales, ou la place de traitements par médicaments psychotropes", a ajouté M. Brucker.Ainsi, 41 % ont une maladie mentale, 37 % suivent un traitement comprenant des psychotropes, 28 % souffrent d'obésité, 45 % présentant d'autres pathologies. Un rapport beaucoup plus complet sera publié courant septembre.



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