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Aide à domicile

L’Unassad se plaint qu’un tiers des financeurs n'applique pas l'accord salarial


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Près d'un tiers des financeurs de l'aide à domicile (départements et caisses de retraite) n'appliquerait pas l'accord sur les emplois etles salaires de 2002, se plaint l'Union nationale des associations de soins etservices à domicile (Unassad) ce qui met en difficulté une majorité de structures.< /b>

La faute aux conseils généraux

Un tiers des départements n’appliquerait pas l’accord salarial concernant l’aide à domicile. Tel est le message qu’a délivré André Flageul, président de l'Unassad (Union nationale des associations de soins et services à domicile), lors d'une conférence de presse qui a eu lieu jeudi 4 septembre, à Paris.Une enquête réalisée auprès de 152 structures représentattives de l’Unassad dans 47 départements révèle que 30% des conseils généraux n'ont pas pris de décisions ou appliquent un taux inférieur à celui voté par la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV), pour l'accord de branche de l'aide à domicile du 29 mars 2002.Financement de l'aide à domicilePar conséquent, pour 47% des associations interrogées, le surcoût supporté varie de 1,5 à 3 euros par heure d'intervention pour l'aide aux personnes âgées, ce qui les met en déficit et beaucoup pourraient "mettre la clé sous la porte". Pour les autres structures (53%) le surcoût voté est suffisant .Soins infirmiers à domicileDans le secteur des soins infirmiers à domicile (SSIAD, financés par l'assurance maladie), les écarts sont moins importants mais le surcoût est néanmoins supérieur à 2 euros pour 15% des structures.L'Unassad estime que la crise traversée cet été du fait de la canicule n'est pas conjoncturelle mais structurelle parce que le système est archaïque, fonctionne mal du fait de la multiplicité des financeurs et de la lenteur de leurs procédures."La crise n'est pas finie", affirme André Flageul, "les gens qui sortent del'hôpital actuellement devront être accompagnés par du personnel à domicile,avec une prise en charge organisée avant cette sortie". "Et que se passera-t-il si l'hiver est glacial ?" a-t-il ajouté.Le président de l'Unassad (qui représente 60% de l'activité du secteur desprestataires de service d'aide avec 1.200 services et 500.000 personnes aidées) a indiqué qu'il avait engagé un recours auprès du ministère des Affaires sociales pouravoir annulé début août l'arrêté d'extension de l'accord de branche aux autres employeurs du secteur (mandataires-intermédiaires et employeurs-particuliers). N'étant pas concernés par l'accord, leurs tarifs sont plus bas que ceux des prestataires qui assurent de meilleurs salaires et une formation de qualité à leurs salariés, explique l'Unassad.



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