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Cancer

Une tumeur anéantie par des nanoparticules


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Une thérapie utilisant des nanoparticules à base de fer a permis la destruction totale de la tumeur d'un cancéreux à l'hôpitalberlinois Charité, une première mondiale, a déclaré un responsable de l'hôpital,confirmant un article de l'hebdomadaire Focus paru lundi 1er septembre.

Une première mondiale

Les nanoparticules, ces objets infiniment petits, font leur entrée en médecine. L’hôpital berlinois Charité a réussi une première mondiale en confiant le soin à ces microparticules d’éliminer une tumeur cancéreuse. C’est du moins ce qu’à révélé l'hebdomadaire Focus paru lundi 1er septembre."Bien qu’il soit prématuré d’en tirer des conclusions »,a explique le Dr Andreas Jordan, force est de constater que "huit semaines après la thérapie, le patient n'a plus aucune tumeur".Le patient, âgé de 26 ans, souffrait d'une tumeur cancéreuse sous la clavicule, qu'aucune thérapie traditionnelle n'avait réussi à éliminer.Une équipe de l'hôpital a injecté dans la tumeur des nanoparticules à base de fer et recouvertes de biomolécules, mesurant quelque nanomètres.Un nanomètre (nm), dérivé du mot grec "nannos" qui signifie nain, équivaut à un milliardième de mètre.A cause de leur fort besoin en énergie, les cellules cancéreuses absorbent plus rapidement les nanoparticules que les cellules saines. Les nanoparticules ont ensuite été chauffées avec l'aide de champs magnétiques, ce qui a eu pour conséquence de détruire la tumeur.Cet essai a été effectué dans le cadre d'une étude sur l'efficacité de la nanotechnologie dans la lutte contre le cancer. Lors de la première phase, lancée au mois de juin, quinze patients atteints de tumeur au cerveau sontsoumis pendant six mois à l'injection régulière de nanoparticules, couplée derayons et de chimiothérapie.Le traitement du patient de 26 ans était un "essai préparatoire" pour ladeuxième phase, dont l'autorisation est encore en attente, selon Klaus Maier-Hauff, le chef du projet.La technique avait auparavant été testée sur des rats cancéreux qui, grâce à cette intervention, avaient vécu quatre fois plus longtemps que leur tumeur leur aurait permis, selon M. Maier-Hauff.Selon plusieurs scientifiques interrogés par l'hebdomadaire Focus, cetteméthode doit toutefois être davantage expérimentée pour être généralisée, etpourrait même s'avérer dangereuse. Les nanoparticulers ne sont pas dénuées de potentiel toxique, estiment plusieurs scientifiques allemands.



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