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Cour des comptes - Sécurité sociale - Prospective

Aucun outil ne permet d’évaluer l’impact du vieillissement sur les comptes de santé


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La Cour des comptes estime que les travaux de recherche destinés à anticiper l’impact du vieillissement sur les dépenses de santé ne permettent pas d’obtenir une vision claire des des déficits éventuels à venir.

Analyses pas fiables

Si gouverner c’est prévoir, alors, l’absence de réponse à la question de l’impact du vieillissement sur les comptes sociaux gène considérablement la décision. Dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale rendu public le 18 septembre, la cour des comptes réclame une évaluation globale et surtout fiable du phénomène."L'idée est souvent exprimée que le vieillissement de la population explique une part significative de la croissance actuelle des dépenses d'assurance maladie", mais, "en réalité, les chiffres pour évaluer cet impact et son évolution dans le temps sont très fragiles", écrit la Cour.Elle cite notamment les "imperfections dans la connaissance des dépenses remboursées afférentes aux personnes âgées" et l'absence "L'incertitude sur les effets du vieillissement sur les dépenses d'assurancemaladie apparaît donc en réalité extrêmement forte" soutient la Cour. Toutes les simulations basées sur une stabilité du profil de consommation par âge, ne paraissent »pas correspondre à la réalité." En outre, "l'impact réel du vieillissement dépendra fortement de la capacité à développer la prévention, et à l'engager à des âges suffisamment précoces".Enfin, une limite plus fondamentale est qu’il n’existe pas, en France, de constat régulier de l’état de santé de la population.

  • La Cour des comptes note néanmoins qu'"en 2001, les personnes âgées de 65 ans ou plus représentaient 16 % de la population française, mais 39 %" de la consommation des médicaments. Elles représenteront 30 % de la population en 2050.
  • La Cour rappelle également que la consommation pharmaceutique est six foisplus élevée à 80 ans qu'à 20 ans, tout en constatant, à partir de 85 ans, "unechute de la consommation moyenne par individu".
  • D'autre part, elle note que le risque iatrogène (effets indésirables dus à un médicament ou à l'interaction de plusieurs produits), qui croît avec l'âge et le fait d'être atteint de plusieurs maladies "n'est géré nulle part".Et de citer, l'exemple américain, où chaque année, un médecin spécialiste référent fait le point, avec la personne âgées, sur sa prise de médicament.La Cour recommande de "développer la connaissance sur la consommation pharmaceutique des personnes âgées, les comportements des prescripteurs et despatients et les risques iatrogéniques", et d'inclure davantage de personnes âgées dans les évaluation des effets médicamenteux.


  • mis à jour le

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