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Canicule - Décès

La chaleur a fait 14.802 morts, surtout des personnes âgées et des femmes


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La canicule du mois d'août a finalement fait 14.802 morts, surtout despersonnes âgées et des femmes, ont révélé jeudi 25 septembre, Denis Hémon et Eric Jougla, les deux experts de l'Inserm à qui le gouvernement avait confié lamission de mesurer l’importance de l’excès de mortalité survenue au mois d’août

Une élévation majeure et brutale de la surmortalité à court terme : + 60 %

Un mois et cinq jour après avoir reçu la mission d’évaluer l’importance de l’excès de mortalité lié à la la vague de chaleur, Denis Hémon et Eric Jougla, les deux experts de l'Inserm , ont rendu public le jeudi 25 septembre, du résultat de leurs travaux.Il apparaît ainsi que la vague de chaleur qui a été d'une durée et d'une intensité exceptionnelles, a entraîné une surmortalité majeure : environ 15 000 décès supplémentaires par rapport à la mortalité attendue.Cette surmortalité observée porte sur la période du 1er au 20 août et correspond à un excès de + 60 % par rapport à la mortalité moyenne.La surmortalité a été synchrone avec la période de canicule : - élévation significative de la surmortalité le 4 août,- accroissement régulier jusqu'à un pic le 12 août,- amorce de régression le 13 août,- régression rapide dans les jours suivants,- retour à une mortalité normale le 19 août.Une surmortalité :- de + 70%, chez les sujets âgés de 75 ans et plus,- de + 30%, dans toutes les classes d'âges comprises entre 45 et 74 ans.Une augmentation de la mortalité de 40 % chez les hommes et de 60 % chez les femmes.La surmortalité a été très prononcée dans la région Centre :+100 %, et en Ile-de-France : +130 %. La région Ile-de-France totalise à elle seule près du tiers de l'ensemble de la surmortalité observée en métropole. La surmortalité s'élève à :- + 127 % pour Paris,- + 147 % dans l'Essonne,- + 161 % dans les Hauts-de-Seine,- + 160 % en Seine-Saint-Denis,- + 171 % dans le Val-de-Marne.A domicile et en maisons de retraite, les décès ont été multipliés par deux par rapport à leur valeur habituelle et les décès en excès sont survenus pour :- 42 % dans des hôpitaux,- 35 % à domicile,- 19 % dans des maisons de retraite,- 3 % en clinique privée.Dans les cas de surmortalité observés en 2003, les causes directement liées à la chaleur (coups de chaleur, déshydratations, hyperthermies) représentent 28,9 % des décès, les maladies cardio-vasculaires 20,6 % et les maladies de l'appareil respiratoire 7,7 %.

Une méthodologie rigoureuse

- Les sources d'informations qui ont permis de déterminer les résultats de cette mission proviennent de l'Inserm, de l'Insee (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), de l'InVS (Institut de Veille Sanitaire) et de Météo France.- Les informations - transmises dans la première quinzaine de septembre - portent sur plus de 56 000 décès survenus au mois d'août 2003 dans les quelque 36 000 communes métropolitaines. Elles sont toutes validées.- Le dénombrement des décès pour l'ensemble du mois d'août 2003 en France métropolitaine est exhaustif au 17 septembre.- Les sources Inserm et Insee ont permis de cerner les principales caractéristiques épidémiologiques de la surmortalité d'août 2003. La source Inserm a donné une information sur les causes médicales de décès impliquées dans cette surmortalité.

Août 2003 comparée à d'autres vagues de chaleur

Une élévation brutale de la mortalité à court terme associée à la survenue de vagues de chaleur a déjà été observée dans plusieurs pays, notamment européens.En France, la canicule de 2003 présente un certain nombre de caractéristiques épidémiologiques semblables à celles de l'été 1976 (à l'origine d'une surmortalité de 6000 décès). Toutefois, l'analyse de la vague de chaleur de cet été fait clairement ressortir :- son ampleur exceptionnelle par sa durée, son intensité et son étendue territoriale,- l'amplitude sans précédent de la surmortalité qui l'a accompagnée.



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