Agevillage

Handicap & Dépendance - Etude Drees

Usages et besoins des personnes âgées vivant à domicile


Partager :

43% des personnes de 75 ans ans ou plus disposent d'une aide technique ou d'un aménagement de leur logement et dix ans plus tard, elles y recourent à 85%.A partir des résultats de l'enquête Handicap- incapacités-dépendance (HID) réalisée en 1999, la DREES propose une état des lieux des aides techniques et aménagements du logement concernant les personnes de 60 ans et plus vivant à domicile.

Le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes est souvent permis grâce à l’implication forte des familles. Avec l’avancée en âge, les aides humaines (professionnelle et familiale) se combinent avec l’aménagement du logement, ou de son accès, ou avec l’acquisition d’aides techniques pour pallier les handicaps.43% des personnes de 75 ans ans ou plus disposent d'une aide technique ou d'un aménagement de leur logement et dix ans plus tard, elles y recourent à 85%.A partir des résultats de l'enquête Handicap-incapacités-dépendance (HID) réalisée en 1999, la DREES propose un état des lieux des aides techniques et aménagements du logement concernant les personnes de 60 ans et plus vivant à domicile.Près de 85% des personnes âgées dépendantes (équivalent GIR 1 à 4) utilisent une aide technique à domicile et 60% des personnes en équivalent GIR 5.Dans l'ensemble les femmes sont plus consommatrices.Sur les 2,6 millions de personnes âgées de 60 ans et plus qui utilisent au moins un type d’aide technique, plus des deux tiers, en fait n’en utilisent, qu’un seul : elles ont entre 60 et 74 ans.A partir de 75 ans, 37% des utilisateurs d’aides techniques ont recours à plusieurs types. Les aides les plus fréquemment utilisées seules sont les aides auditives et les aides à la mobilité.. Les adaptations du logement, les télé-alarmes et les aides pour l’hygiène et l’élimination sont plus souvent associées.

LES COMBINAISONS AIDES TECHNIQUES ET AIDES HUMAINES

Plus les personnes sont âgées et dépendantes plus les dispositifs techniques se combinent avec des aides humaines familiales ou professionnelles. L’association de ces trois types d’aides est la plus fréquente, sauf chez les personnes qui ne présentent qu’un déficit auditif. Les déterminants qui sous tendent le recours aux aides techniques ont, en outre été analysés afin d’identifier leur rôles spécifiques. L’usage des aides techniques est déterminé par l’avancée en âge, le degré de perte d’autonomie et l’apport d’une aide humaine, surtout si celle-ci associe à la fois un professionnel et un proche.Pour lire l'étude

LES AIDES TECHNIQUES

  • Les aides à la mobilité sont les plus répandues.14% des personnes de plus de 60 ans (1,6 millions) et 30% des personnes âgées de plus de 75 ans ont l’usage d’au moins une aide à la mobilité. Les difficultés pour se déplacer sont de degrés variés. Moins la personne est autonome moins elle utilise les cannes, les béquilles ou le déambulateur et plus elle a recours au fauteuil roulant.Selon l’ « indicateur EHPA » (du nom de l’enquête réalisée dans les établissement en 1990) qui appréhende distinctement dépendance physique et dépendance psychique, les aides à la mobilité sont moins utilisées par les personnes souffrant de dépendance physique et psychique. A partir de 75 ans les femmes ont davantege recours à ce type d’aide que les hommes.
  • L’aide auditive est le besoin le moins satisfait.4% de personnes de plus de 60 ans et près de 10% des personnes de 75 ans ou plus utilisent une aide auditive. Seul 1/3 des personnes lourdement déficientes sont appareillées et ce ne sont pas les personnes les plus dépendantes qui font usage de ce type d’aide. Ce besoin est formulé dans 56% des cas par des hommes.
  • Plus des trois quart des personnes se déclarant incontinentes utilisent des aides pour l’hygiène et l’élimination.Parmi les personnes de plus de 75 ans considérées comme incontinentes, 83% utilisent ce type d’aide : elles sont pour 88% des femmes et 63% des hommes, qui pour leur part ont plus souvent recours à des dispositifs de sonde et d’évacuation d’urine.Compte tenu, par ailleurs de la plus forte proportion de femmes dans la population des personnes âgées, 94% des aides à l’incontinence utilisées sont des protections absorbantes; leur usage est proportionnel à la perte d’autonomie.Toutefois, il est à noter que ce besoin est assez peu exprimé par les personnes âgées.
  • les dispositifs de soutien sont les plus utilisés dans l’adaptation du logement9% des personnes de 75 ans et plus disposent d’aménagements spécifiques à l’intérieur de leur logement. Les plus répandus sont des rampes de sécurité et des moyens techniques dans les toilettes et la salle de bains. Ces dispositifs sont liés au niveau de dépendance ; plus celle-ci augmente plus les personnes font usage de mobilier spécifique. Les « GIR 6 » privilégient les dispositifs d’adapation de baignoires, douches, lavabos, cuisine. En plus du demi million de personnes de plus de 60 ans qui utilise déjà ce type d’aide, 375 000 personnes expriment la nécessité de réaliser des aménagements. Ce n’est pas le cas des personnes les plus lourdement dépendantes (GIR 1) peut-être parce que, dans le cadre de leur maintien à domicile, la perspective du recours à de nouvelles aides leur semble moins réaliste.
  • La télé-alarme : à partir de 80 ans.8% des personnes possèdent une télé-alarme après 75 ans. 11% des personnes de 80 à 84 ans ; 19% de 85 à 89 ans et 18 % des personnes de 90 ans disposent d’un système d’appel d’urgence.La dépendance physique sans dépendance psychique favorise le recours à la télé-alarme.Les personnes équipées d’une télé-alarme vivent seules pour plus des trois quart d’entre elles.C’est après l’aide auditive, le besoin le moins souvent satisfait. Curieusement, ce sont les personnes qui n’ont pas eu d’activité professionnelle qui formulent le plus ce besoin d’aide à la signalisation, qu’exprime notamment aussi 20% des personnes en GIR 2.
  • Globalement 57% des besoins ressentis seraient satisfaits.Les plus forts écarts résident dans les besoins d’adaptation du logement, de télé-alarme et d’aide auditive. Ce qui peut s’expliquer par un manque d’information ou à peu de désir de s’informer. On peut à cet égard considérer qu’il ne s’agit pas de l’absence de besoin mais que d’une part l’aide technique les renvoit à leur âge et ses difficultés ; et d’autre part des aides plus technologique du type de la télé-alarme sont plus complexes à appréhender.



    mis à jour le

    Partager :


    Vos réactions

    Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



    Réagir à cet article :

    * ne sera pas affiché


    HAUT DE PAGE

    © Eternis SA -