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Urgences parisiennes :bien «vendre» ses maladeset savoir mettre des « étiquettes »sur les patients


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Le journal "Le Parisien" a mené une enquête sur la vie quotidienne d’un service d’urgences.Dans le numéro daté du 29 septembre, le troisième volet, traitait de ce qui sepasse –et que nous ne voyons jamais-, titre le quotidien, dans le service d’accueil et de traitement des urgences de l’hopital Cochin.
  • Trouver des lits Des cadres infirmiers font part de ce qu’est « leur galère quotidienne » et notamment pour permettre l’hospitalisation de patients en observation aux urgences. Cela apparaît ressembler à un parcours du combattant téléphonique et apparemment beaucoup de talent est nécessaire pour « décrocher une place» et ainsi libérer un lit d’urgence. C'est ce qu'ils appellent bien "vendre les malades."En gériatrie on a passé des accords avec de bons établissements en Essonne … mais les familles parisiennes râlent à juste titre..". L’une des personnes interrogées explique la différence entre « beau malade » et « mauvais malade ». D’un côte un jeune, avec une pathologie intéressante mais qui ne va occuper un lit que quelques jours. « Un SDF peut être un « beau malade » précise-t-il ce n’est pas une question de niveau social. De l’autre côté, "un vieillard, insuffisant respiratoire ou cardiaque, hémiplégique, qui perd un peu la tête et qui va rester peut-être un mois à l’hôpital, alors là, personne n’enveut"Ce que semble ne pas comprendre cette équipe d’infirmier est justement d’être contrainte de passer son temps à chercher des places, alors qu’il est dit que l’assistance publique en a trop.
  • gérer la salle d’attenteFaire le tri à l’arrivée, c’est la mission de l’infirmière d’accueil et d’orientation. Pour statuer sur chaque patient, elle dispose de trois minutes : quelques questions, tension, température et d’une procédure simple :-« étiquette rouge » : à voir immédiatement ;-« étiquette orange : à voir dans les vingt minutes-« étiquette verte : peut attendre deux heures« étiquette bleue : peut attendre quatre heuresCependant .."Attendre, c'est pas un problème. Je suis patient, parce que jesais que je vais être très bien soigné à Cochin ...Pendant la canicule, j'ai été hospitalisé ici pour une sciatique. Ils m'ont donné 3 litres d'eau à boire par jour". C'est ce que racontait Antoine, 85 ans, dans la parution du dernier volet de l'enquête


  • mis à jour le

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