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Financement de la dépendance

L’annonce de la suppression du lundi de Pentecôte n’était qu’une fuite prématurée


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Le ministre des Affaires sociales François Fillon s'est excuséauprès du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin pour avoir été à l'origine d'une "fuite" sur la suppression du lundi férié de Pentecôte pour financer la dépendance des personnes âgées, a annoncé vendredi 31 octobre Europe 1.Selon cette radio, M. Fillon a appelé le Premier ministre depuis Tokyo où il se trouve jusqu'au 3 novembre.Mardi 28 octobre, quatre quotidiens avaient annoncé que le gouvernement s'apprêtait à supprimer le lundi de Pentecôte pour financer l'aide aux personnes âgées et handicapées. Une information que le ministère des affaires sociales confirmait aux journalistes qui appelaient.Le même jour, les services du Premier ministre assuraient qu'aucune décision n'était prise. De retour de Poitiers, M. Raffarin lui-même avait souligné dans les couloirs du Sénat que la suppression d'un jour férié n'était que "l'une des hypothèses" envisagées par son gouvernement.

Chronologie d’une cacophonie

  • Mardi 28 octobre, Les Echos, France Soir, Ouest France et Le Monde, assurent que Jean-Pierre Raffarin a tranché vendredi 24 octobre, en faveur de la suppression du lundi férié de Pentecôte pour financer l'aide aux personnes âgées. Le principe est simple : les Français travaillent un jour de plus dans l’année et les entreprises ou l’Etat (quand il est employeur) reversent à la sécurité sociale un jour de cotisations sociales, sous la forme d'une cotisation nouvelle de 0,2% à 0,3% de la masse salariale. Soit, d’après les estimations, environ 1,9 milliard d’euros.
  • Dans la matinée, l’Agence France presse qui a confirmation de l’information au ministère des affaires sociales, la reprend à son compte et la diffuse.
  • Radios et chaînes de télé relaient l’information.
  • En matinée, les services du Premier ministre temporisent. Un communiqué de Matignon indique que les "décisions finales" sur l'instauration d'une "journée nationale de solidarité" envers les personnes âgées et handicapées n'étaient "pas arrêtées".
  • En milieu de journée, Jean-Pierre Raffarin refuse de s’exprimer sur le sujet. "Plus tard", lance-t-il aux journalistes qui lui posent la question, à la sortir d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Gerhard Schroeder à Poitiers.
  • En début d’après midiJean-Pierre affarin, de retour de Poitiers, souligne dans les couloirs du Sénat que la suppression d'un jour férié n’est que "l'une des hypothèses" envisagées par son gouvernement. L’affaire donne alors l’impression d’un cafouillage de communication.
  • Dans l'après-midi, à l'Assemblée nationale, le secrétaire d'Etat aux personnes âgées Hubert Falco se cale scrupuleusement sur la parole de Matignon, parlant lui aussi d'une "hypothèse de travail" sur laquelle "les décisions finales seront arrêtées prochainement".
  • Vendredi 31 octobreLe ministre des affaires sociales, François Fillon, s’excuse auprès de Jean-Pierre Raffarin pour avoir fait fuiter l’information.
  • Le même jour , les services du premier ministre se font un plaisir de faire savoir que des excuses ont été faites.



  • mis à jour le

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