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Les chroniques de Florence Leduc, directrice générale adjointe de l'Unassad

L'Auberge Espagnole


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FLORENCE LEDUC est directrice générale adjointe de l'Unassad

Dans une précédente chronique, juste après l’été, je concluais : « pour que tous ces gens ne soient pas morts pour rien ! »Ce vœu a été entendu !Alertés par cette terrible catastrophe, les pouvoirs publics ont réuni le plus grand nombre possible d’acteurs concernés pour recueillir avis et suggestions sur des dispositifs d’alerte, mais aussi et surtout sur une amélioration globale de la prise en compte des populations fragilisées, notamment par l’âge.A l’occasion d’une autre chronique, intitulée « Opportunité et opportunismes », je m’inquiétais de la foultitude d’idées, de démarches, d’intérêts catégoriels et particuliers, avec ce terrible questionnement sur l’issue de cette concertation : sera-t-elle l’addition de toutes les demandes ?

  • plus de places, plus de lits, plus d’argent, plus de personnel, plus, plus…
  • plus de prévention, plus de médicalisation, plus d’accompagnement, plus d’urgences…
  • plus de solvabilisation, plus d’exonération, plus d’entreprise, plus de marché, moins de charge, moins de TVA…
  • Et pourtant, simultanément, est sortie la loi du 2 janvier, propre à engager largement le débat sur les besoins à couvrir et les modalités d’organisation permettant d’y parvenir.Parallèlement, s’est élaboré le projet de réforme de la loi d’orientation (l’autre loi de 1975), destinée à conforter l’autonomie des personnes en situation de handicap (quel que soit leur âge ?).Et la clause de revoyure de l’APA, prévue en juin 2004 n’a pas eu lieu ; pourtant, le Conseil Scientifique de l’évaluation a rendu son rapport, aux Présidents des 2 assemblées, proposant des améliorations substantielles tant sur le plan de la qualité de l’évaluation individuelle des besoins, que sur le plan de l’amélioration de la couverture des besoins de chaque individu dans sa singularité.

    Continuer la concertation

    Une véritable opportunité du calendrier législatif peut porter le socle de ces réformes ; restaient à connaître les moyens : ceux du plan gouvernemental annoncé par le ministre le 6 novembre dernier.Alors, que sort-t-il de ce plan ?

  • de vraies intentions d’améliorer qualitativement et quantitativement la prise en charge des individus
  • de vrais nouveaux moyens pour les uns et pour les autres
  • Quel calendrier ? Quelle pertinence au regard des besoins de tous et de chacun ?La continuation de la concertation nous le dira car nous sommes tous responsables de dire et de proposer pour que vraiment, ils ne soient pas morts pour rien.



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