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Directeur de maison de retraite mis en examen : manifestation de soutien

Jeudi 6 novembre : une journée particulière


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Entre l'annonce, tantattendue, du plan "Vieillesse et solidarité" par le premier ministre et le rassemblement de solidarité des professionnels à Reims en soutien à un directeur d'établissement en examen, la journée du jeudi 6 novembre a été riche en évènements et en désillusion.

Toutes les fédérations réunies pour soutenir leur collègue

Il aura fallu attendre l'année 2003 avec les journées du 18 mars et du 18 juin, les évènements tragiques de la canicule, pour que les différentes fédérations et associations de directeurs d'établissement se rassemblent et parlent d'une seule voie.Ainsi le SYNERPA (syndicat national des établissements privées pour personnes âgées), l'ADEHPA (association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées), la FNACPA (fédération nationale de l'accueil et du confort pour personnes âgées), l'AREPA (association des résidences pour personnes âgées) et l'UNIOPSS (union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés aanitaires et sociaux) ont invité les directeurs d'établissement ainsi que les représentants des personnels, des familles à manifester à Reims pour soutenir François Pichereau.Ce directeur de maison de retraite à Reims a été mis en examen le 17 octobre dernier pour "homicide involontaire" suite au décès d'une personne âgée lors de la canicule de cet été.François Pichereau, après sa garde à vue et sa mise en examen, est actuellement sous contrôle judiciaire, privé de l'exercice de ses fonctions. Sous le secret de l'instruction, il n'a plus de contact avec le personnel de l'établissement. Des centaines de courriers de solidarité et de soutien lui ont été adressés via les organisations professionnelles.« Ce qui lui arrive, peut arriver à n'importe quel directeur de d'établissement et président d'association » souligne François Le Bloch, président de l'URIOPSS.La procédure risque d'être longue, comme pour Eric Frequelin, mis en examen il y a cinq ans pour l'incendie de la maison de retraite qu'il dirigeait à Livry-Gargan (93), et qui voit son procès débuter le 19 novembre à Bobigny.

Une marche silencieuse symbolique

Cette manifestation de solidarité a pris la forme d'une marche silencieuse jusqu'au Palais de Justice de Reims : Marche silencieuse en mémoire des personnes âgées décédées à la résidence Hotelia de Reims, mais aussi des 15 000 personnes âgées décédées cet été.« Nous pensons à elles. Nous ne considérons pas normal d'être dans cette situation parce que la France n'a pas été solidaire depuis 20 ans des personnes âgées et des personnes handicapées. », souligne Pascal Champvert à l'inititative de cette marche.

Une manifestation peut en cacher d'autres

En soutien à Eric Frequelin, les fédérations nationales invitent à une autre manifestation le mercredi 19 novembre: rendez-vous à 9h00 devant le tribunal de Bobigny (93).Enfin, à l'iniative de des organisations professionnelles, une troisième manifestation devrait s'organiser, une manifestation d'ampleur nationale à Paris, regroupant un maximum de professionnels mais aussi les familles, dans le but d'obtenir un impact médiatique important et de soulever enfin l'opinion publique sur la situation de ses anciens.



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