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Plan dépendance et solidarité

"Pas à la hauteur" estiment les syndicats


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Les syndicats ne se remettent pas d'avoir été évincés de toute réflexion autour du plan "Vieillesse et solidarité"

Cinq syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FO, UNSA) se sont prononcés jeudi 20 novembre pour "un plan ambitieux" en faveur des personnes âgées et dépendantes, estimant que celui présenté par le Premier ministre début novembre "n'est pas à la hauteur de cette ambition". "Les organisations syndicales estiment qu'il y a nécessité d'un plan ambitieux pour répondre et faire face aux besoins considérables des personnes en perte d'autonomie due essentiellement à l'allongement de la durée de la vie. Le plan présenté par le Premier ministre n'est pas à la hauteur de cette ambition", écrivent les cinq syndicats dans un communiqué.Ils "considèrent que la prise en charge des personnes en perte d'autonomie doit être organisée et financée dans le cadre de la Sécurité sociale" et "manifestent leur désaccord avec la suppression d'un jour férié pour financer ce plan". "C'est une remise en cause de la réduction du temps de travail alors que le chômage augmente", ajoutent-ils. L'Union confédérale des retraités Force ouvrière (UCRFO) a estimé de son côté que le plan du gouvernement en faveur des personnes âgées et handicapées, "constitue une véritable tromperie qui abuse l'opinion publique, au regard de l'ampleur des besoins" .

Fillon veut contourner les salariés, selon Marc Blondel (FO)

Le secrétaire général de FO, Marc Blondel, estime lundi 17 novembre, dans un communiqué que le ministre des Affaires sociales, François Fillon, a voulu, "contourner les salariés et ceux qui sont leurs représentants" dans le dossier sur la dépendance.Citant le Journal du Dimanche du 9 novembre, ou M. Fillon, ministre des affaires sociales avait reconnu qu'"il n'y a pas eu de consultation formelle des partenaires sociaux" sur le plan d'aide aux personnes âgées et handicapées , Mqarc Blondel s’est exclamé : "ill est particulièrement curieux d'entendre le ministre des Affaires sociales, M. Fillon, reconnaître que les organisations syndicales n'étaient pas ses interlocuteurs dans le dossier sur la dépendance, lorsque le gouvernement décide de remettre en cause un jour de congé pour financer celle-ci", écrit-il. "Il est évident que le ministre espère se concilier l'opinion publique afin de contourner les salariés et ceux qui sont leurs représentants", ajoute M. Blondel.



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