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Insertion professionnelle des non voyants

Des patrons acceptent de dîner dans le noir


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Pour sensibiliser des chefs d'entreprises au handicap, deux associations les ont invités à un dînerdans le noir absolu, l'un des événements de la septième semaine nationale en faveur de l'emploi des handicapés qui s'achève samedi.

Une quarantaine de patrons ont accepté de participer à ce repas organisé lundi 17 novembre, par l'Adapt (Association pour la réinsertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) et l'Agefiph (Association nationale de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées), organisateurs de la semaine."Cette initiative ludique est destinée à faire évoluer les mentalités et à permettre une meilleure prise de conscience des différences", selon Jocelyn Méli, directeur de l'Adapt de Bourgogne. Au menu: marbré de foie gras de canard aux figues et caramel balsamique, civet de biche, pomme rôtie aux airelles confites, vanille cannelle et gingembre, gâteau de potiron, puis tarte aux pommes. Le tout arrosé de vins del'Yonne, Chablis et Epineuil.

conduits par un guide non-voyant

La salle, plongée dans le noir absolu, est accessible après un passage par un sas. Placés en file indienne et se tenant par l'épaule, les sept convives de chacune des huit tables sont conduits jusqu'à leurs sièges par un guide non-voyant, venu repérer les lieux dans l'après-midi. "C'est l'un des intérêts du projet, les non-voyants deviennent dans ces conditions les guides des voyants", explique Fabrice Roszczka de l'Adapt Bourgogne.Pendant deux heures, les participants se sont prêtés au jeu. Puis, au café et à la lumière du jour, ils ont découvert le visage de leurs guides non-voyants. "Avoir vécu ce genre d'expérience enrichissante peut nous aider à imaginer les solutions qui permettront à un handicapé de travailler chez nous", assure Guy Paris, directeur départemental de France Télécom. Pour sa part, Maryvonne Drion, directrice d'une société d'Auxerre, Yonne Mécanographie, pense qu'elle sera "plus attentive" le jour où elle sera face à un aveugle. "Je ferai preuve d'une autre écoute", affirme-t-elle. Nicolas Laroche, gérant d'une entreprise d'emballage à Vermenton (Yonne), relève cependant les limites d'une telle initiative : "C'est une bonne expérience humaine, mais le recrutement de handicapés dans ma société n'est pas envisageable pour des raisons pratiques et de sécurité".



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