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Décentralisation – bilan

Le département, pivot des politiques vieillesse/handicap (ODAS)


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L'acte II de la décentralisation favorise les politiques de prise en charge et deprévention de la dépendance-vieillesse et du handicap, selon un rapport de l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (ODAS), publié mercredi 26 novembre.

Une politique globale de soutien à l'autonomie "semble maintenant possible avec la mise en oeuvre d'une nouvelle étape de la décentralisation", se félicite l'ODAS, dont le président est Pierre Méhaignerie, actuel président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Le rapport "Dépendance et handicap: la décentralisation au service de l'autonomie" rappelle "le rôle essentiel de l'Etat" pour garantir l'égalité de traitement entre les départements. "La péréquation, c'est le débat des six prochains mois. La solidarité est un mot, mais chacun défend ses intérêts financiers", a estimé M. Méhaignerie lors de la présentation du rapport à la presse.L'ODAS recommande aussi d'approfondir les relations entre les départements et les villes pour prévenir les risques sociaux liés au handicap ou au vieillissement: "Par exemple, la délégation aux villes et aux intercommunalités pourrait être plus souvent envisagée", note le rapport. "Elle est aujourd'hui exceptionnelle et on a souvent sur un même territoire des actions parallèles voire redondantes, tout particulièrement entre grandes villes et conseils généraux", détaille l'ODAS. L'ODAS plaide encore pour une "convergence" des politiques d'aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées, qui ont de plus en plus les mêmes besoins. "Déjà pilote du soutien au vieillissement, fortement impliqué dans l'offre de service aux adultes handicapés, le département pourrait être l'artisan de la mise en cohérence des politiques(...)", selon l'Observatoire.Pour lutter contre l'isolement social, l'ODAS demande enfin "une plus grande vitalité des solidarités de voisinage et un renforcement des aides professionnelles". D'ici à 2020, le nombre des plus de 85 ans va passer de 900.000 à deux millions, selon l'ODAS. Et dans 25 ans, le nombre "d'aidants familiaux" va passer de 2,5 pour une personne de plus de 85 ans, à un seul.



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