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Résolutions de nouvel an

La FNADEPA liste « ce qui doit changer » en 2004


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Claude Jarry, président de la Fédération Nationale des Associations de Directeurs d’Etablissements et services pour les Personnes Agées (FNADEPA) entend dénoncer le pire en cette fin de 2003 pour que l’ « insupportable » cesse en 2004

Dans un communiqué rendu public le 12 décembre, La Fédération Nationale des Associations de Directeurs d’Etablissements et services pour les Personnes Agées (FNADEPA) entend tirer le bilan de la canicule pour ce qui concerne les maisons de retraite.Même si la Fnadepa estime que « nos établissements sont des lieux de vie dans lesquels la joie, les rires sont présents », force est de reconnaître que « dans la plupart des structures en France, le fonctionnement de base est un fonctionnement de crise ».

  • Le personnel ne peut plus accepter l’inadmissible (quinze minutes pour la toilette ou dix pour aider les résidents à prendre leur repas…)
  • Le personnel ne peut plus travailler dans des conditions qui sont en contradiction avec les valeurs qui fondent leur métier. Ils n’acceptent plus d’être montrés du doigt ou culpabilisés face aux problèmes de maltraitance. Chacun sait que la première cause de maltraitance est le manque de personnel structurel (bien au-delà de la période caniculaire) dans les établissements et services.
  • MEA CULPATrop souvent, les directeurs se sont tus face à l’inacceptable. Trop souvent, nous avons transformé la citrouille en carrosse cachant parfois à la personne âgée, à sa famille ce que nous ne pouvions dire. Trop souvent, nous avons cautionné la pénurie de personnel demandant à tous, salariés, résidents et familles de se montrer RAISONNABLES. Trop souvent dans nos budgets, nous nous sommes contentés de demander aux pouvoirs publics ce qu’ils pouvaient ou voulaient consacrer à la prise en compte de la dépendance de nos aînés.Cela doit changer ! -Cette chape de plomb posée sur tout le secteur doit être levée. Prenons collectivement nos responsabilités et exigeons des pouvoirs publics qu’ils prennent les leurs. C’est à ce prix, c’est avec cette détermination que le sort de nos vieux changera résolument. Cessons d’être les spectateurs, trop silencieux, de la détresse des vieux ; faute de quoi nous serons les complices de l’injure qui leur est faite.Ainsi, les personnels pourront relever la tête au sens propre et figuré. Ainsi, nous, responsables et personnels pourront enfin être fiers de nos métiers et de notre action auprès des personnes âgées les plus en difficulté.Malgré un contexte défavorable et plus que jamais, il nous faut affirmer à ceux qui en douteraient encore que la très grande majorité des directeurs s’inscrit dans toutes les actions qui permettent de respecter la dignité des personnes les plus âgées. Une volonté qui n’est pas récente. Des efforts sans cesse renouvelés par des directeurs responsables et animés depuis toujours par une éthique forte, une dynamique qui doit cependant être soutenue par les politiques « vieillesse » volontaristes. Mais aussi par des crédits à la hauteur des ambitions et des enjeux faute de quoi après avoir dénoncé le manque de qualité, la maltraitance, nous ajouterons au sentiment d’impuissance du personnel, un sentiment de culpabilité. (…)



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