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Epidémie de légionellose dans le Pas-de-Calais

Sept morts, cinquante sept personnes contaminées


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Une septième personne est décédée de la légionellose dans le Pas-de-Calais et un nouveau cas a été recensé, a annoncé samedi 3 janvier, la préfecture, ce qui porte à 57 le nombre de patients atteints de cette grave infection pulmonaire depuis fin novembre dans le département.

Cinquante sept personnes contaminées, sept décédées, une usine chimique fermée, tel est le bilan tout provisoire d’une épidémie de légionellose qui touche actuellement la région Nord Pas de Calais. La septième personne décédée vendredi soir est une femme de 85 ans, a précisé la préfecture dans un communiqué. Un nouveau cas de légionellose survenu samedi 3 janvier, est un homme de 91 ans résidant à Harnes, dont les premiers symptômes remonteraient au 31 décembre. L'usine pétrochimique Noroxo à Harnes (Pas-de-Calais), source des premiers cas de légionellose dans le Pas-de-Calais, va être de nouveau arrêtée en raison de nouvelles analyses qui laissent penser qu'elle pourrait aussi être à l'origine de plusieurs des cas les plus récents. Pour la première fois en France, une source industrielle serait à l'origine d'une épidémie de légionellose, selon la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire).Le préfet du Pas-de-Calais Cyrille Schott a annoncé vendredi avoir décidé "par mesure de précaution" ce nouvel arrêt afin de procéder à un nouveau nettoyage de l'usine, en accord avec la ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot.L'épidémie dure depuis plus d'un mois. L’usine Noroxo est considérée comme la principale responsable de l’épidémie. Mais l'hypothèse d'une deuxième source de contamination reste valide. S’il s’avérait que l'usine pétrochimique est également à l'origine de la deuxième vague de l’épidémie, la durée de vie de la bactérie serait "exceptionnelle". Il se pourrait qu'elle ait trouvé dans l'ancien bassin minier une zone de propagation propice, selon la Drire et la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass).Pour tenter de comprendre l'épidémie, les recherches sont élargies à 22 communes de la région de Lens. Les entreprises et usines de la région concernée sont obligées par arrêté préfectoral de faire des analyses hebdomadaires. La Direction des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et la Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement (DRIRE) du Pas-de-Calais poursuivent leurs investigations sur les installations classées et les établissements accueillant du public.

Plainte contre X

Alors que l'épidémie inquiète de plus en plus la population, les maires d'une vingtaine de communes concernées ont annoncé vendredi qu'ils allaient porter plainte contre X, avec constitution de partie civile, au sein d'une association de maires. Ils souhaitent apporter leur soutien aux victimes de la légionellose et à leurs familles et avoir accès au dossier, ont-ils précisé au cours d'une conférence de presse.Les maires ont également réclamé "plus de moyens" en effectifs et en matériel afin de découvrir rapidement la raison de l'épidémie, estimant que l'envoi d'experts par le gouvernement n'était "pas suffisant".



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