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Souvenir de la canicule oblige

Jean-François Mattei tente d’éviter une crise politique


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Le ministre de la Santé s'est rendu jeudi au centre hospitalier de Lens pour rencontrer plusieurs malades touchés par l'épidémie de légionellose qui frappe depuis le 28 novembre le Pas-de-Calais. Jean-François Mattei était accompagné de son homologue de la Fonction publique, Jean-Paul Delevoye. Le maire d'Henin-Beaumont, ville concernée par l'épidémie, a confirmé sa volonté de porter l'affaire devant les tribunaux..

Legionellose – canicule : même combat

Les morts de la légionelle « profitent » du climat politique né e l’affaire de la canicule ou 15 00personnes âgées ont péri de deshydratation. "Comme d'habitude, le gouvernement prend le dossier un peu tard", a déploré le maire socialiste de Lens, Guy Delcourt, par allusion au drame de la canicule l'été dernier. Jean-François Mattei, accompagné de son homologue de laJean-Paul Delevoye, est allé au service de réanimation et au service de pneumologie de l'hôpital lensois et s'est rendu à la sous-préfecture de Lens pour une réunion de travail sur la légionellose."Je suis là pour apporter mon soutien à tous ceux qui travaillent sur le dossier. C'est une façon de montrer aux malades que l'on s'intéresse à eux, à leur guérison. Legouvernement est mobilisé sur ce dossier", a-t-il déclaré. "Nous sommes venus un premier janvier par ce qu'il s'agit d'un problème de santé publique et d'un problème qui touche le Nord-Pas-de-Calais, d'o ma présence et celle de Jean-Paul Delevoye", a-t-il ajouté.Jean-François Mattei a assuré que devant "cette évolution inhabituelle de la maladie", le gouvernement avait décidé "de mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour avancer". Il a précisé avoir décidé, à la demande du préfet du Pas-de-Calais, l'envoi de cinq experts nationaux supplémentaires pour tenter de déterminer l'origine de l'épidémie.

PLAINTE CONTRE X

Depuis le 28 novembre, 55 personnes (18 femmes et 35 hommes) ont été touchées par la légionellose dans le secteur de Lens et de Henin-Beaumont. Sept sont décédées, 24 ont pu regagner leur domicile et 23 sont encore hospitalisées. La visite des deux ministres n'a cependant pas apaisé l'inquiètude des élus.A la veille d'une réunion des édiles des villes concernées, le maire divers gauche d'Henin-Beaumont, Gérard Dalongeville , a confirmé sa volonté de porter l'affaire devant les tribunaux. "Je vais porter plainte contre X avec constitution de partie civile au nom de la commune pour avoir accès au dossier, pour comprendre comment une telle chose peut se produire, et pour accompagner les familles endeuillées", a-t-il déclaré.Sur Europe 1, Gérard Dalongeville a demandé au gouvernement de faire un point sur la recherche, de donner une information quotidienne et d'activer "un plan à la hauteur de cette épidémie". "La population est très inquiète, ils ont raison de l'être", a-t-il déclaré.Le maire socialiste de Lens, Guy Delcour, a estimé que l'envoi d'experts relevait de "la démagogie politicienne". "Faire venir des experts nationaux pourquoi pas, mais le travail a été bien fait jusqu'à maintenant par les services de l'Etat, ce qui manque, ce sont des moyens humains et financiers"a-t-il expliqué. La veille, le préfet Cyril Schoot, avait expliqué que les experts permettraient de tenter d'apporter des réponses à des questions capitales comme la distance de propagation de la bactérie ou sa durée de vie.Les autorités ont identifié une première source de contamination dans l'usine pétrochimique Noroxo d'Harnes ou des taux anormalement élevés de légionelle avaient été relevés. Des bactéries identiques ont été identifiés chez deux patients et dans une tour aéroréfrigérante. Cette usine a été nettoyée et décontaminée mais 20 jours plus tard, de nouveaux cas sont encore observés alors que le délai d'incubation connu n'est que d'une douzaine de jours.



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