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Ménopause et traitement hormonal substitutif

Les nouvelles recommandations de l'AFSSAPS


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L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a réactualisé le 3 décembre 2003ses recommandations sur le traitement hormonal substitutif.Suite à la publication d'une grande américaine (WHI, Women's Health Initiative), l'Afssaps avait émis des recommandations en janvier 2003. Ces études ont misen évidence des risques d'apparition de cancers du sein par des traitements prolongés et des troubles cardio-vasculaires. Depuis janvier 2003, une étude britannique (Million Women Study, auprès de 1 084 110 femmes d'âge entre 50 et 64 ans) est venue compléter les connaissances sur les bénéfices et les risques du TSH chez la femme ménopausée. L'étude a confirmé le risque de cancer du sein associé au THS, et ce chez des femmes européennes quel que soit le type du traitement THS.

Les principes de précaution de l'Afssaps

  • Chez les femmes ménopausées en bonne santé sans trouble du climatère (*) et sans facteur de risque d’ostéoporose, la prescription de THS n’est pas recommandée, en raison d’un rapport bénéfice/risque défavorable.(* : Le climatère est le moment précédent la ménopause. Durant le climatère et la ménopause, la femme peut voir apparaître certains symptômes spécifiques qui, s'ils se développent, donne naissance au syndrome climatérien. Ce syndrome entraîne plusieurs types de troubles : étouffements, palpitations, vaginite, trouble circulatoire, dessèchement cutané.)
  • Chez les femmes souffrant de troubles du climatère avec un retentissement sur leur qualité de vie, le traitement THS peut être instauré si la femme le souhaite, à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible. Toutefois, à l'instauration du traitement, les patientes doivent être clairement informées des risques inhérents à ce traitement. Le traitement doit être ré-évalué régulièrement, au moins une fois par an.
  • Chez les femmes ménopausées ayant des facteurs de risque d’ostéoporose, et dans la prévention du risque fracturaire, le rapport bénéfice/risque du THS est défavorable sur la base des données actuellement disponibles. L’administration d’un THS pourra être envisagée chez la femme ménopausée qui a un risque élevé de fractures, uniquement lorsqu’elle présente une intolérance à un autre traitement indiqué dans la prévention de l’ostéoporose et après une évaluation individuelle précise et soigneuse du rapport bénéfice /risque.
  • Quelle que soit l’indication, il est rappelé que : Avant d’initier ou de ré-instaurer un THS, un examen clinique complet (y compris analyse des antécédents familiaux) doit être effectué.Un examen régulier des seins doit être pratiqué (palpation, mammographie, échographie…). Le THS est contre-indiqué en cas de cancer du sein connu ou suspecté, ou d’autres tumeurs estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (par ex. cancer de l’endomètre).L'Académie nationale de Médecine va aussi dans le même sens que l'Afssaps, lors de la publication de ses recommandations le 2 décembre dernier.Pour en savoir plus : le site de l'Afssaps

    Des études complémentaires

    L'Afssaps a indiqué que des études sont en cours en France. Elle est aussi en discussion avec l'Inserm et la direction générale de la Santé pour réaliser des études complémentaires. Le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France se mobilise sur le sujet et estime "du devoir de l'Etat" de contrôler la réalisation d'une étude française sur plusieurs années suivant un nombre important de femmes traitées et non traitées. Rappellons qu'en France il y a plus de 10 millions de femmes ménopausées, on estime à 2 millions le nombre de femmes auxquelles est prescrit un traitement hormonal substitutif.



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