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Commission d'enquête sur la canicule

Le nouveau directeur de l’action sociale (DGAS) s’interroge sur l’organisation


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La direction générale de l’action sociale (DGAS) reconnaît n’avoir pas été mieux informée qu’un autre pendant la canicule. La faute à la « complexité aministrative? »

Le directeur général de l'Action sociale (DGAS), Jean-Jacques Tregoat, a déclaré mardi qu'il n'avait "pas eu d'information" durant la crise de la canicule, pointant la "complexité administrative" comme l'un des facteurs de « dysfonctionnement". M. Tregoat, dont l'administration dépend du ministère des Affaires sociales, était auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les conséquences sanitaires et sociales de la canicule, qui a fait près de 15.000 morts cet été. "Je n'avais pas de raisons de me coordonner avec mes collègues (de la Direction générale de la santé et de l'Institut de veille sanitaire) car je n'avais pas d'informations ni des Ddass (Directions départementales des affaires sanitaires et sociales) ni des fédérations professionnelles d'établissements de personnes âgées ou d'aide à domicile", a expliqué M. Tregoat.Pour M. Tregoat, ce silence n’a rien eu d’ « anormal » car en cas de problème sanitaire "c'est plutôt la DGS (Direction générale de la Santé) ou d'autres circuits comme les Agences régionales d'hopitalisation qui sont actionnés". "Ce drame montre que l'administration, et celle que j'ai reprise, est en nécessité d'amélioration", a ajouté ce haut fonctionnaire, arrivé à la tête de la DGAS le 10 juillet, soit trois semaines avant le début de la catastrophe sanitaire et sociale. "On n'imagine pas la complexité du monde administratif entre les différents partenaires que sont les communes, les centres communaux d'action sociale (CCAS), les départements, les groupements inter-régionaux ou inter-départementaux et l'Etat dans ses différentes composantes", a affirmé M. Tregoat. Il a également mis l'accent sur la "grande dispersion des tutelles en matière de responsabilité". Par exemple, la DGAS "n'a pas la responsabilité de tous les établissements médico-sociaux, certains dépendent de l'assurance-maladie, d'autres des CCAS: on est là dans une complexité administratives sur laquelle il faut s'interroger"."Je n'ai pas dit qu'il n'y a pas eu dysfonctionnement, je l'ai dit et je l'assume, même si je suis arrivé très récemment", a fait valoir M. Tregoat, répondant à une question d'un député. Pr ailleurs, il a indiqué avoir été chargé, avec la direction de l'hospitalisation (DHOS), de mener pour "fin février" une étude sur "les avantages et inconvénients" de la climatisation dans les maisons de retraites. Cette climatisation (une pièce par établissement) avait été annoncée début novembre dans le plan gouvernemental en faveur des personnes âgées.



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