Agevillage

Prestations sociales

Leur part dans le PIB a augmenté de 4 points en 20 ans


Partager :

La part des prestations sociales dans la richesse nationale a augmenté de quatre points en 20 ans, pour atteindre 443,2 milliards d'euros en 2002. Les risques maladie et vieillesse concentrent à eux deux 70% des dépenses, selon une étude du ministère des Affaires sociales.

En 2002, les prestations de protection sociale versées aux ménages représentaient 29,1% du produit intérieur brut (PIB), contre seulement 24,9% en 1981.Depuis 1981, les dépenses sociales ont globalement conservé leur rythme de croissance dans les périodes où la richesse nationale augmentait faiblement (1982-1986, 1991-1996, 2001-2002), ralentissant lorsque la croissance économique était redevenue favorable (1987-1990, 1996-2000), note la Direction de la recherche, des étuides, de l’évaluation et de la statistique (Drees). Les ressources de la protection sociale, dont lla part fiscale s’est accrue au fil du temps, ont globalement suivi l'évolution des dépenses : la période 1981-2002 compte 15 exercices excédentaires et 7 déficitaires.Certains risques ont vu leur part dans l'ensemble des prestations sociales diminuer : c'est le cas des accidents du travail (1,7% des prestations en 2002, contre 3,1% en 1981) grâce à la diminution régulière de leur gravité et de leur nombre, de la maternité et de la famille (10,3% en 2002, contre 12,3% en 1981) en raison de la stabilité du nombre de naissances, mais aussi du chômage. Ce dernier recul (7,8% en 2002 contre 10,8% en 1981) "semble correspondre à une réduction globale de la générosité des prestations de chômage dans le contexte de l'aggravation du chômage qui a caractérisé les vingt dernières années", analyse la Drees.

La part du risque "santé" en hausse

Du côté des hausses, le risque "logement" a progressé d'un peu plus d'un point en vingt ans, "traduisant les efforts déployés en matière de revalorisation et d'harmonisation des différentes aides au logement". Les dépenses liées au risque "pauvreté et exclusion sociale" ont, elles, pris leur essor en 1989, avec la création du revenu minimum d'insertion et augmentent régulièrement depuis pour atteindre 1,5% de l'ensemble des prestations sociales.Les dépenses les plus dynamiques sont celles de "santé" et « vieillesse", qui représentent respectivement 20 et 50% des prestations sociales. Depuis 1981, la consommation de soins et de bien médicaux est passée, à elle seule, d'un peu moins de 7% à plus de 9% du PIB, "l'essentiel de cette progression ayant été réalisée avant 1993". A Partir de 1993, la tendance des dépenses de santé s'est stabilisée "sous l'effet probable des mesures d'économies contenues dans le plan Juppé, ainsi que de la reprise de la croissance". Mais à partir de 2000, et surtout en 2001, la part des dépenses de santé dans le PIB est repartie à la hausse, sans que la Drees ait le recul suffisant pour en dégager les raisons.Les prestations liées au risque "vieillesse" ont, quant à elles, suivi l'évolution combinée du nombre de retraités et du montant moyen des pensions. De 1983 à 1990, le nombre de retraités du régime général a progressé à un rythme rapide (environ +4,5% par an), sous l'effet de la diffusion progressive de l'abaissement à 60 ans de l'âge minimum de départ à la retraite, et les revalorisations de pensions ont été importantes.A partir de 1990, l'évolution de ces prestations est devenu plus modéré, en raison du ralentissement de la croissance du nombre de retraités avec l'arrivée à l'âge de la retraite des générations peu nombreuses nées dans les années 30, et de la stabilisation du montant moyen des pensions.



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -