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Projet de loi handicap

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CFDT : "un petit pas"

La CFDT a estimé mardi 27 janvier que le projet de loi pour l'égalité des personnes handicapées, qui est présenté mercredi en Conseil des ministres, représentait "un petit pas". "Dans le projet de loi, la CFDT juge positive la partie traitant de l'emploi et de l'insertion professionnelle". Dans un communiqué, elle cite en exemple l'obligation faite aux trois fonctions publiques d'intégrer dans leurs effectifs 6% de salariés handicapés, sous peine de contribuer à un fonds spécial, comme le privé.La CFDT regrette en revanche "que le gouvernement renvoie à plus tard ses décisions sur le financement de sa politique en faveur des personnes handicapées et sur l'évolution des responsabilités de l'Etat et des acteurs concernés". "Dans l'Education nationale, il faudra tirer toutes les conséquences (organisationnelles, financières...) de l'obligation d'accueillir les enfants handicapés dans l'école de leur quartier".

UNAPEI: "questions essentielles non résolues"

L'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales (UNAPEI) a jugé, mercredi 28 janvier, "ambitieux" le projet de loi pour l'égalité des personnes handicapées, tout en soulignant que des "questions essentielles" restaient "non résolues". L'UNAPEI "juge positive l'orientation générale du projet de loi, qui devra néanmoins être complété et amendé sur des points essentiels lors du débat parlementaire", a-t-elle précisé.Parmi ces "points essentiels", l'UNAPEI a relevé "l'élargissement de la compensation du handicap à la protection juridique ou la prise en compte de l'aide apportée par les aidants familiaux dans les conditions d'octroi de la future compensation". "Aucune indication précise n'est fournie à propos (...) du statut et du fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées et de cette nouvelle architecture de la répartition des compétences entre l'Etat, les départements, l'assurance maladie et la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie", a déploré l'UNAPEI.

UNIOPSS : "pas à la hauteur des ambitions affichées"

L'Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (UNIOPSS) a regretté mercredi 28 janvier que le projet de loi pour l'égalité des personnes handicapées ne soit "pas encore à la hauteur des ambitions affichées".Le projet de loi "demeure flou dans la mesure où, d'une part, les questions relatives aux financements et à la répartition des compétences pourraient être traitées dans d'autres projets de loi et, d'autre part, de nombreuses dispositions essentielles sont renvoyées à des dispositions réglementaires", fait valoir l'UNIOPSS.L'UNIOPSS déplore enfin "le décalage important entre les principes ambitieux affichés dans l'exposé des motifs général, auxquels adhèrent les associations qu'elle regroupe, et sa traduction dans le projet de loi". La secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées Marie-Thérèse Boisseau a présenté en Conseil des ministres un projet de loi en faveur des personnes handicapées, qui introduit un droit à la compensation, crée des maisons départementales du handicap et amplifie l'effort en matière d'accessibilité.

FO: « correspond très partiellement aux attentes"

Force ouvrière (FO) a estimé, vendredi 30 janvier, que le projet de loi pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées, adopté mercredi en Conseil des ministres, "ne correspond que très partiellement aux attentes des personnes handicapées"."Le manque de visibilité des moyens, autant financiers qu'humains, ne nous permet pas en l'état d'accorder crédit à un texte qui engage une politique à long terme sur l'ensemble des problèmes touchant le handicap", estime Force ouvrière."Cela étant, queques mesures semblent intéressantes pour l'emploi, malheureusement noyées dans un flot d'incertitude concernant particulièrement les structures d'insertion" , concède FO.

PS : le texte "ne doit pas être un rendez-vous manqué"

Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a affirmé jeudi que le projet de loi pour l'égalité des droits et des chances despersonnes handicapées adopté mercredi en conseil des ministres, "ne devait pas être un rendez-vous manqué" ."L'attente des personnes et des familles est forte, le projet n'y répond pour l'instant que très partiellement sur les questions aussi essentielles de la compensation, de l'accessibilité à l'école et au travail", a estimé le groupe dans un communiqué."En outre le mode de financement est rendu aléatoire dans la mesure où il repose sur un autre texte, lui-même très contestable puisqu'il prévoit commeseule ressource la suppression d'un jour férié", ajoute le communiqué.Les députés socialistes comptent "améliorer ce texte, rendre effective l'égalité des droits et des chances, et veiller à ce que tous les aspects de la vie sociale ne soient pas occultés", a prévenu le groupe PS.



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