Après son ouvrage Ma mère me rend folle, Françoise Laborde, journalistesur France 2, achève le récit le la maladie d'Alzheimer de sa mère dans son dernier livre Ma mère n'est pas un philodendron.
« En écrivant "Pourquoi ma mère me rend folle ?", sur la maladie d'Alzheimer dont celle-ci était atteinte, je ne pensais pas que le livre trouverait un tel écho. J'avais cru écrire une histoire singulière et je découvrais qu'elle était commune à bien des familles. Parmi mes confrères journalistes, l'un d'eux m'a même demandé si j'avais le sentiment d'avoir brisé un tabou. Sur le coup, ça m'a fait sourire. Et puis, à la réflexion, j'ai pensé qu'il n'avait peut-être pas tort. Car en France, à la différence des Etats-Unis, on n'avoue jamais la maladie et on ne parle pas des ravages qu'elle provoque dans les familles. Aucune personnalité publique n'a dévoilé jusqu'à présent sa maladie alors qu'elle frappe, dans notre pays, près de 200 000 personnes nouvelles par an ! Il y a encore beaucoup à dire sur la maladie d'Alzheimer, et j'ai eu envie d'écrire cette suite pour ma mère d'abord, mais également pour partager ce que j'ai appris : les prédispositions génétiques, le caractère héréditaire de cette maladie - bref, raconter ce que les savants connaissent mais pas le grand public. » raconte Françoise Laborde.Le premier livre portait davantage sur l'histoire familiale, ce second parle plus de la maladie elle-même.Françoise Laborde profite du lancement de son livre pour donner des conseils aux familles confrontées à la maladie d'Alzheimer : « Il faut se faire aider, consulter rapidement. Des traitements peuvent stabiliser la maladie, éviter que les neurones ne se déconnectent en chaîne. Il est possible pour le patient de conserver une vie sociale convenable. Et il existe des façons de communiquer avec lui, de réagir à son comportement, qui améliorent la vie. »
FG
mis à jour le 05/02/2004
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