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Cour des comptes

Une association du secteur médico-social épinglée


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Le rapport annuel de la Cour des comptes épingle l'association bretonne"les Genêts d'Or", oeuvrant dans le secteur médico-social, pour des dérives degestion au détriment de sa mission.

Née en 1963 afin de créer un établissement pour enfants handicapés mentaux, l'association bretonne "les Genêts d'Or"a été épinglée par le dernier rapport de la cour des comptes. En 2001, cette association du Finistère accueillait, outre des enfants, des adultes handicapés et des personnes âgées, 1.452 personnes au total. Elle gérait 23 établissements, employait 1.500 salariés et 585 travailleurs handicapés en centres d'aide par le travail (CAT).La Cour a pointé "des projets financièrement non maîtrisés" dont la création de différents organismes qui n'ont pas été "sans dommage pour les finances de l'association". Le "mauvais fonctionnement" des Genêts d'Or ("concentration excessive des pouvoirs", "insuffisante information du conseil d'administration") et les entreprises "parfois hasardeuses" (investissements immobiliers "hors du champ social") n'ont pu "perdurer que grâce" aux activités bénéficiaires des CAT permettant l'"aisance financière" de l'association.Ainsi, "une part des ressources procurée par l'activité des handicapés a été utilisée à des fins étrangères à l'accueil et l'insertion des ces derniers", relève la Cour. L'ancien directeur général (1970 à 2001) se voit reprocher des "avantages exorbitants": "souscription d'un contrat de retraite prévoyance en 1998", "contrat de retraite complémentaire", revente à prix cassé d'un appartement à Brest.Dans son droit de réponse, l'ancien directeur juge le rapport "réducteur" car ne portant que sur les dernières années d'une "action" de près de 32 ans qui a vu la réussite de l'association dans son secteur. Il observe par ailleurs que sa rémunération et son statut "ne suscitaient chez le commissaire aux comptes (nommé par l'assemblée générale) aucune réserve ni remarque" .Une instruction est en cours, où l'association est partie civile.



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