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Cri d'alarme autour du suicide des vieux

Rompre le silence


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Lors des VIIIe Journées Nationales pour la Prévention du Suicide, qui se sont déroulées à Paris du 3 au 7 février 2004, les organisateurs ont décrété la mobilsation générale autour du suicide des vieux. Leurs statistiques ont révélé les chiffres significatifs du suicide chez les plus âgés d’entre nous : plus de 3 000 morts par an pour les plus de 65 ans, dont 1 640 chez les plus de 75 ans. Les raisons analysées : isolement, dépression, démission.Pour les organisateurs, le suicide des vieux reste tabou dans notre société, il s'agit de rompre le silence.

Des tentatives de suicide réussies

Chez les personnes âgées, les conduites suicidaires aboutissent presque toujours au décès.Les vieux n'envoient plus "un signal de détresse", mais ont bien l'intention "d’en finir"."La solitude n’est absolument pas supportée par les hommes âgés, notamment dans le cas du décès de leur conjointe, explique le docteur Gilbert Ferrey, géronto-psychiatre en banlieue parisienne.Les hommes ont tendance à s’exprimer moins facilement que les femmes. Ils choisissent de mourir en silence.En effet, chez les femmes âgées, les chiffres restent stables.Chez les hommes âgés, une tentative sur deux réussit. Alors que toutes classes d’âges confondues, le nombre de tentatives de suicide (TS) est jusqu’à trente fois plus élevé que le nombre de décès.Chez les personnes âgées , la fragilité physique d’une part, mais surtout l’intensité de leur décision emportent vers la mort.

Un suicide légitime ?

Dans notre société, le suicide des personnes âgées est souvent qualifié de "légitime", de "rationnel".Il est perçu comme un choix "sensé" : celui d’avancer un peu l’heure de sa mort.On ne prend donc pas en considération la souffrance de la personne.Or le mal-être des personnes ne perd pas en intensité à mesure qu’elles avancent en âge.

La dépression : première cause diagnostiquée

Les spécialistes désignent la dépression comme premier facteur explicatif du suicide chez les sujets âgés.Or elle n'est pas facile à détecter, elle est souvent masquée par du délire ou des plaintes somatiques.On peut aussi considérer que la personne vieillit, sans autre analyse.Or, les personnes âgées sont peu voire mal suivies sur ce terrain.Sous diagnostiquée, assimilée à de la mélancolie, la dépression des personnes âgées est insuffisamment traitée."Les médecins sont rétifs à prescrire des antidépresseurs à leurs clients âgés, de peur que les médicaments ne détériorent leurs capacités cognitives. Ce ne sont que des idées reçues, absolument pas vérifiées", estime Yves Prigent, membre de l’UNPS, l’union nationale pour la prévention du suicide.Cf. notre dossier La dépression pour les professionnels.

S'informer

Union nationale pour la prévention du suicide.U.N.P.S. 4-6 Place de Valois - 75001 Paris-Tél : 01 40 20 43 04 - e.mail : unps@wanadoo.fr www.infosuicide.org, créé par Centre Thérapeutique Spécialisé C.M.P. Recherche et Rencontres de Paris.Le réseau : sos-amitiés, exemple de Nantes.



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Vos réactions

jeanflon

09/01/2012 01:01

suicide


Je trouve que je suis seule a décider si je veux en finir moi même et le lieu et l'heure et le moyen plutôt que de rester entre les mains des peudo aide à domicile




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