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Loi sur le handicap

Réactions après l'adoption par le Sénat


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L'Association nationale pour l'intégration des handicapés moteurs (ANPIHM) critique la priorité donnée à la compensation

L'Association nationale pour l'intégration des handicapés moteurs (ANPIHM) a critiqué dimanche 7 mars le choix du Sénat de "prioriser le droit à compensation" plutôt que les "questions d'accessibilité" dans son adoption du projet de loi sur les personnes handicapées. "Loin de prioriser les questions d'accessibilité en vue de supprimer ou réduire les situations de handicap, (le Sénat) fait le choix de mettre en exergue le droit à compensation tout en sachant que celui-ci ne peut trouver sa pleine expression que dans une politique volontariste et prioritaire pour supprimer ou réduire ces mêmes situations de handicap", a indiqué l'ANPIHM dans un communiqué."En considérant le handicap comme consubstantiel à la personne et en négligeant les facteurs environnementaux, le gouvernement et la majorité du Sénat s'interdisent de répondre fondamentalement aux attentes des personnes en situations de handicap et ouvrent la porte à une gabegie sociale, financière et humaine qui aurait pu être évitée", a estimé l'association.

L’Association des paralysés de France : "texte en-deçà des attentes"

L'Association des paralysés de France (APF) a estimé mardi 9 mars que le projet de loi sur les droits des personnes handicapées adopté dans la nuit du 1er au 2 mars par le Sénat en première lecture, "malgré les avancées permises par le Sénat, reste en-deçà des attentes"."Si l'APF reconnaît que le texte (...) a évolué de manière positive, elle tient à faire part de sa déception sur un certain nombre de sujets, notamment sur les ressources", écrit-elle dans un communiqué. L'APF dénonce le fait que l'AAH (Allocation adulte handicapé) soit maintenue dans une logique de minimum social et non de revenu d'existence. Elle n'est pas revalorisée et son calcul reste lié aux ressources du conjoint,explique-t-elle.S'agissant du droit à compensation, l'APF juge que "malgré des avancées, la prestation de compensation proposée est encore loin d'un droit universel: elle cohabite avec l'Allocation d'éducation spéciale (AES) et l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), et les barrières d'âge et de ressources ne sont que très légèrement assouplies".L'APF "espère que le débat à l'Assemblée nationale prévu au printemps sera l'occasion de nouvelles modifications d'importance".



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