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Crise à l'hôpital de Tulle

L'augmentation du nombre de personnes âgées dans la région accentue le manque de moyen et de personnels


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Les 21 chefs de service de l'hôpital de Tulle (Corrèze) ont présenté vendredi leur démission administrative pour dénoncer les « manques de moyens et de personnels ».Le motif ? «Une accumulation d'exaspération sur les effectifs et les moyens», explique le docteur Arnaud Collignon, responsable des urgences, qui exige avec ses collègues que «soit défini par écrit l'avenir de leur établissement sur cinq ans».La fermeture, l'an dernier, de la clinique privée de Tulle s'est traduite par une progression du flux de malades vers l'hôpital. «On a eu dix lits de plus pour compenser. C'est très insuffisant», commente ce médecin qui évoque la forte croissance des besoins médicaux en raison de l'augmentation des personnes âgées dans le département. «L'inexorable dégradation de l'outil de travail», soulignée par le médecin, ne date pas de la semaine dernière.«On est surpris de voir la réaction des politiques par rapport au drame de cet été sur la canicule et leur peu de réactions aujourd'hui», dit l'urgentiste. Que les habitants de la région de Tulle se rassurent, la grève n'aura pas d'impact sur les soins et le fonctionnement médical. Elle est surtout symbolique.Le mois dernier, 26 chefs de service, responsables de la formation des internes en Ile-de-France, ont menacé de démissionner de leur poste de coordonnateur pour obtenir du ministre de la Santé et de l'Education (auxquels ils ont adresséune lettre) une réponse à la pénurie d'internes. Un millier de chefs deservice et médecins des hôpitaux de Paris et de Province ont exprimé, il y a une quinzaine de jours, les mêmes préoccupations dans une lettre adressée cette fois à Jacques Chirac.



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