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Canicule - Prévention

Les maisons de retraite se préparent à l'été


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Les maisons de retraite se préparent à l'éventualité d'un été chaud pour éviter un nouveau drame de la canicule, mais toutes n'envisagent pas d'installer la climatisation, faute d'argent, et le gouvernement réfléchit à une mesure contraignante.En août 2003, près de 15.000 personnes, majoritairement des personnes âgées, sont mortes, d'hyperthermies malignes pour beaucoup d'entre elles.«Depuis, des protocoles médicaux ont été mis au point, notamment sur l'hydratation des personnes âgées», souligne la Fédération des établissements privés àbut non lucratif (Fehap).Dans les établissements de la Fédération hospitalière de France (FHF, première fédération d'établissements du secteur), des échanges ont lieu pour rassurer les familles sur les soins médicaux, la continuité dans les plannings despersonnels, la manière de mettre en place une salle climatisée...Au Synerpa (maisons de retraite privées), on assure que «toute une série de clignotants seront mis au vert cet été» et que «les professionnels seront prêts» : un guide leur sera distribué d'ici un mois, comportant conseils et recommandations en cas de coups de chaleur.Mais tous n'auront pas une «pièce rafraîchie», contrairement à ce que souhaite le ministre délégué aux Personnes âgées, Hubert Falco, qui a fixé l'objectif de «au moins 80% des maisons de retraites équipées d'une pièce rafraîchie» (10 degrés de moins qu'à l'extérieur) en juin.Selon M. Falco, seules 12% des maisons de retraite sont climatisées dans le public et 35% dans le privé. 54% des maisons publiques ont pris l'engagement de s'équiper d'ici cet été, 68% dans le privé. «Insuffisant», juge M.Falco qui étudie un projet de décret, plus contraignant.Le ministère a promis d'«étudier les dossiers des établissements quine pourraient pas effectuer des travaux pour des raisons financières». Carsi les responsables du secteur ne s'opposent pas à la mise en place de climatisation, ils en soulignent le coût: entre 10.000 et 30.000 euros.«M. Falco ne débloque pas un seul crédit», déplore Pascal Champvert, de l'Adehpa (1.700 directeurs adhérents) pour qui «imposer cet objectif n'est ni pragmatique, ni raisonnable.» «Les établissements publics et associatifs ne peuvent faire face seuls», renchérit la FHF. «Ils ont besoin de l'aide financière des conseils généraux, qui réagissent différemment selon les départements», certains acceptant de financer au moins en partie, d'autre pas.Le Synerpa ne veut pas «se défausser de ses responsabilités» face à des familles «qui paient parfois des prix élevés». Le prix de journée dans les maisons de retraite tourne autour de 38 euros dans le public et 76 euros dans le privé.Autre obstacle, le temps : «Nous sommes aujourd'hui dans la phase d'expertise sur le coût de l'équipement et de la maintenance, sur les répercussions sur le budget annuel et sur le prix de journée...», indique la Fehap, qui n'est«pas sûre» que l'objectif de 80% soit atteint d'ici deux mois.«L'essentiel, c'est le manque de personnel», estime l'Adehpa, qui préconise la création d'emplois saisonniers.



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