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Financement de la dépedance et suppression d'un jour férié

Le gouvernement affronte la colère des députés UMP


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Mardi 27 avril, le gouvernement, surpris par le refus des députés UMP de voter contre la suppression d’un jour férié pour financer la dépendance des personnes âgées et handicapées, n’a réussi à ramener le calme dans les rangs de sa majorité qu’en promettant le libre jeu des amendements. Le même jour, la fronde était apaisée

Qui l’eut cru ? Rendus hargneux par la défaite enregistrée aux élections régionales, les députés UMP se sont rebellés contre la décision de voter une mesure qu’ils estiment impopulaire : la suppression du lundi de Pentecôte chômé ; Cette mesure devait être examinée, mardi 4 mai, dans le cadre du projet de loi sur l'autonomie des personnes âgées et handicapées, en acceptant d'amender le texte.Pour calmer les députés UMP dressés contre la suppression d'un jour férié, le ministre délégué aux Personnes âgées Hubert Falco leur a promis, lors d'une réunion de travail en fin de journée, que le texte serait amendé. Résumant l'état d'esprit de ses collègues à l'issue de cette réunion, Nadine Morano a affirmé qu'il n'y avait «pas débat sur le fond mais sur les modalités» d'application de ce texte. «Nous avons l'accord du ministre sur une grande liberté d'initiative d'amendement car ce projet doit être bien ficelé pour être bien compris», a-t-elle ajouté.«Nous allons traduire dans les faits» les attentes des députés «pour faire adopter cette journée de solidarité», a assuré M. Falco, en soulignant que le gouvernement allait «prendre en compte les amendements des parlementaires». Il a toutefois rejeté l'idée d'accorder «du temps supplémentaire» aux députés pour l'examen de ce texte. Pour sa part, le premier vice-président du groupe UMP Bernard Accoyer a expliqué que son groupe entendait amender le texte «pour améliorer sa compréhension, son efficacité et son équité». «Au terme de la réunion, tout le monde était d'accord et s'était rangé aux explications» notamment de M. Falco, a-t-il affirmé.

«mauvais coup»

La grogne avait éclaté brutalement dans la matinée. Pour leur retour d'une semaine de vacances, les députés UMP venaient de recevoir une lettre du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, mais ils semblaient n'y accorder que peu d'importance. Supprimer un jour férié dans le cadre du projet de loi sur les personnes âgées et handicapées la semaine suivante leur paraissait quasiment impossible.Après la défaite aux régionales, «ils n'ont pas envie d'assumer le mauvais coup du jour de travail supplémentaire. Ils ont le sentiment que la barque est un peu pleine», expliquait, dans les couloirs de l'Assemblée, Dominique Dord, pourtant favorable à ce texte et au maintien de son examen le 4 mai. Nombre de députés craignent que cette suppression d'un jour férié, peu populaire, ait un coût électoral.Nadine Morano, hostile à cette suppression, justifiait ainsi ce «vent de contestation des parlementaires»: «On a trop payé le manque d'explication de notre action». Parmi les réticents figuraient le président de la commission des Finances Pierre Méhaignerie, le leader des libéraux Hervé Novelli et le sarkozyste Christian Estrosi. Ils souhaitaient le report du débat sur la suppression d'un jour férié, estimant qu'il devait être «globalisé» dans le débat sur l'assurance maladie, qui doit être «prioritaire».Hervé Novelli a estimé qu'il «serait plus cohérent» de faire figurer ce texte dans la réforme de l'assurance maladie, tout en soulignant que «cela ne supprimera en aucune manière le problème du financement».Aucun des trois hommes n'a assisté à la réunion avec Hubert Falco.



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