Agevillage

Plan dépendance et suppression d'un jour férié

REACTIONS


Partager :

Démocrates UMP: ne pas aborder plan solidarité vieillesse «prématurément»

Le groupe des Démocrates qui rassemble une douzaine de parlementaires UMP issus du RPR a affirmé mercredi 28 avril que «le plan de solidarité vieillesse doit être abordé dans le cadre de la grande réforme de l'assurance maladie et non pas prématurément, de façon anticipée». «Pour les démocrates, la réforme de l'assurance maladie doit être prioritaire et consacrer l'essentiel des énergies (...) Il doit s'agir d'une grande réforme, globale, qui tienne compte de toutes les facettes de la question, sans discrimination», ajoutent les démocrates dans un communiqué.Selon eux, «les Français ont besoin de cohérence, de justice et d'équilibre. Ils ne comprendraient pas que de tels sujets puissent être traités de façon dissociée».

Jean-Marc Ayrault (PS) : "atteinte à la durée légale du temps de travail"

Le président du groupe PS de l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a souligné mardi 27 avril que le financement des mesures contre la dépendance des personnes âgées et handicapées par la suppression d'un jour férié "risque de porter atteinte à la durée légale du temps de travail en France". Rappelant que le gouvernement avait annoncé récemment qu'il ne prévoyait "aucune modification dans l'immédiat" de la législation sur la durée du travail, M. Ayrault a déclaré à la presse qu'il s'agissait d'un "pieux mensonge". En effet, a-t-il ajouté à l'issue d'une réunion de son groupe, quel que soit le jour férié supprimé, "on va augmenter la durée annuelle du temps de travail".

Denis Jacquat (UMP) : «garder le principe d'une journée de solidarité»

Le député UMP Denis Jacquat, rapporteur du projet de loi sur l'autonomie des personnes âgées et handicapées, a déclaré mercredi 28 avril, qu'il voulait «garder le principe d'une journée de solidarité», jugeant peu souhaitable que cette journée «soit saucissonnée» en plusieurs heures comme certains députés UMP le proposent.Sans s'opposer à ce que les entreprises trouvent, après le vote de la loi, des arrangements qui découpent la journée, il a affirmé que les parlementaires n'avaient pas à «entrer dans le détail» et à mettre toutes ces possibilités dans le texte. La seule journée qui ne peut être utilisée, a-t-il rappelé, est le 1er mai. Auparavant, lors de la séance des questions au gouvernement, Jean-Pierre Raffarin avait affirmé que le plan dépendance devrait être financé par des «heures de travail supplémentaires» .Concernant les demandes de report du projet après la réforme de l'assurance maladie, il a jugé que «chronologiquement cela aurait été préférable», mais cette réforme ne sera «pas terminée avant fin juillet, or il y a urgence». La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), créée par le projet, permettra en effet «dès le 1er juillet 2004» de «collecter rapidement des fonds et de les répartir rapidement».M. Jacquat compte en outre déposer un amendement qui précise les conditions de fixation de la journée de solidarité pour les trois fonctions publiques.«A défaut de décision», a-t-il ajouté, «la journée sera fixée au lundi de Pentecôte».

La FNATH demande aux parlementaires de renoncer à sa suppression

L'association des accidentés de la vie (Fnath) a demandé, mardi 27 avril dans un communiqué, aux parlementaires «de renoncer à la suppression d'un jour férié pour financer la politique en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées» .La suppression d'un jour férié «constitue une mesure stigmatisante pour les personnes concernées», estime la FNATH, ajoutant que «ce mode de financement, qui n'est pas universel dans la mesure où il ne met pas à contributionl'ensemble des Français et des revenus, risque de se révéler insuffisant par rapport à l'importance des besoins des personnes concernées».

M. Méhaignerie : il faut « globaliser » le débat

Le président de la commission des Finances de l'Assemblée Pierre Méhaignerie (UMP) a souhaité «personnellement» mardi 27 avril, le report du débat sur la suppression d'un jour férié, estimant qu'il devait être «globalisé» dans le débat sur l'assurance maladie, qui doit être «prioritaire».«Les conditions d'application de ce texte sont extraordinairement difficiles» , a-t-il estimé. «Je pense qu'il vaut mieux les globaliser dans le débat sur l'assurance maladie, ce sera plus facile en termes pédagogiques à expliquer à nos compatriotes», a-t-il jugé. «Aujourd'hui, le groupe UMP n'est pas prêt à accepter n'importe quel projet», a affirmé M. Méhaignerie. «Il faut de la cohérence, il faut un esprit de justice, et si ces conditions ne sont pas retenues, le groupe manifestera une certaine défiance vis-à-vis de certains projets», a-t-il ajouté.



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -