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Hubert M. Falco défend le projet de loi dépendance

La «journée de solidarité» n'est pas un «jour sanction»


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Le ministre délégué aux Personnes âgées, Hubert Falco, a déclaré mardi soir, 4 mai, à l'Assemblée que la «journée de solidarité», instituée pour financer le plan dépendance, n'était pas «un jour sanction», ajoutant qu'elle serait «fixée librement et après concertation» . La mesure devraitrapporter 2 milliards d’euros. Mais l'UDF manifeste encore son opposition.

En ouvrant l'examen en première lecture à l'Assemblée du projet de loi sur l'autonomie des personnes âgées et handicapées, M. Falco a également affirmé que cette mesure n'était «pas une remise en cause des 35 heures» . «Les salariés et les fonctionnaires donneront un peu de leur temps mais ne perdront aucun pouvoir d'achat, contrairement à ce qu'auraient entraîné les augmentations de cotisation salariale ou les suppléments d'impôts qu'appellent certains parlementaires» , a déclaré le ministre.«La solidarité des Français sera équitablement répartie», a-t-il poursuivi. «Les salariés et les fonctionnaires y participeront, les travailleurs indépendants et les agriculteurs aussi, qui s'acquitteront de la contribution dès lors qu'ils emploient au moins un salarié», a-t-il ajouté.Cette nouvelle recette «permettra de mobiliser chaque année environ 2 milliards d'euros», a-t-il précisé. Sur l'esprit de son projet de loi, M. Falco a affirmé qu'il «posait les bases institutionnelles d'une prise en charge globale du vieillissement» . «Ce texte fondateur (...) initie pour la première fois dans la protection sociale de notre pays une logique de prise en charge globale de la perte d'autonomie, qu'elle soit due à l'âge ou au handicap», a-t-il déclaré.

Critiques de l’UDF

Le porte-parole de l'UDF François Sauvadet a estimé mardi 4 mai que le texte sur l'autonomie des personnes âgées et handicapées, était une «loi d'affichage qui s'apparente à du bricolage», regrettant que les «méthodes du gouvernement» n'aient «pas changé».«On a le sentiment que rien n'a changé dans les méthodes de gouvernement et on le regrette», a déclaré M. Sauvadet dans les couloirs de l'Assemblée. «Le dialogue a été exclusif entre l'UMP et le gouvernement pour essayer de trouver des accommodements sur un texte dont chacun savait les limites et les difficultés d'application», a-t-il affirmé.M. Sauvadet a réaffirmé que la «prise en compte de la dépendance est indissociable de la réflexion menée sur l'assurance maladie», dénonçant «un problème de méthode et de calendrier».



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