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Plan canicule 2004

Réactions globalement favorables


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Les professionnels ont réagi de façon globalement favorable à l'annonce du plan canicule présenté mercredi 5 mai, par le ministre de la Santé, PhilippeDouste-Blazy, et le ministre délégué aux personnes âgées, Hubert Falco.D'autant qu'au-delà des financements des équipements de rafraîchissement, Philippe Douste-Blazy a annoncé un groupe de travail sur le possible financement des personnels supplémentaires nécessaires, "ne serait-ce que pour amener les personnes vers ces pièces raffraîchies".

Marc Giroud, président de Samu de France,

«Le plan est complet, cohérent, il traite de l'amont à l'aval. Il n'est pas isolé, car il fait suite aux plan Urgences de septembre dernier qui, lui, prévoyait un renforcement des structures d'urgence. Tout ceci est cohérent. En outre, il y a la volonté de vérifier que ce qui est dit est fait sur le terrain. Il y a vraiment une action pilotée».

Pierre Carli, président du Samu 75:

«Je suis très satisfait de l'étendue du plan. Nous avions peur qu'il soit limité à l'aspect hospitalier. Au contraire, c'est un plan qui est très large, ce qui est un des facteurs qui, à mon avis, va le rendre efficace et opérationnel assez rapidement».

Luc Broussy, délégué général du Synerpa (maisons de retraite privées commerciales)

«Le point positif, c'est qu'on voit bien qu'au niveau le plus haut de l'Etat, il y a une vraie mobilisation des acteurs.Maintenant, concrètement, qu'est-ce qui va changer dans les maisons de retraite entre cette année et l'an dernier ? Rien.Le point faible du plan: on nous parle de personnels en intérim mais manifestement il n'y a rien de précis là-dessus, il n'y a pas de financement débloqué. Il y a de l'argent pour la climatisation, mais pas d'argent pour les personnels».

Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées (Adehpa):

«L'annonce d'un plan d'alerte, c'est bien, c'est indispensable. Deuxième avancée, c'est que la climatisation des maisons de retraite n'est plus la réponse unique: le ministre a en effet parlé de personnels intérimaires et saisonniers (pour l'été), ce qui était une demande de l'Adehpa. Ca me paraît dans le principe très positif. S'agissant de l'aide financière à la climatisation, dans le court terme, c'est un peu tard, mais à moyen terme cela peut être utile».L'Adehpa a en effet sollicité le GESEC (Groupement économique sanitaire électricité climatique) qui estiment les délais trop justes aux vu :- des problèmes de main d'oeuvre- des faibles stocks disponibles- des délais d'importation d'Asie (6 à 12 semaines)

Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF):

«C'est plutôt un plan symbolique, mais il n'y a pas de révolution. Il n'a rien de bien nouveau, si ce n'est un engagement fort du ministre de mettre en place un système organisé de réponse la plus rapide possible. C'est surtout un plan fait de conseils pratiques, et de veille sanitaire, d'alerte, et d'organisation administrative.On est satisfait d'apprendre que les administrations sanitaires s'organisent. En résumé, il s'agit d'une mobilisation générale, c'est bien.Est-ce que c'est suffisant si on rencontre une situation identique ? On verra».

Le Parti socialiste

Le PS a estimé mercredi que les propositions du plan canicule présenté par le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, «suscitent la déception», selon un communiqué de Marisol Touraine, secrétaire nationale à la Solidarité et à la Protection sociale.«On était donc en droit d'attendre, le lancement d'un "plan canicule" en rapport avec l'ampleur du drame de l'été 2003», indique le PS. «Tout se passe comme si le gouvernement n'avait retenu aucun véritable enseignement de la dernière canicule au point de n'envisager, à travers le projet de loi dépendance, que la culpabilisation des salariés à travers la suppression inutile d'un jour férié».

Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf),

«On a enfin un plan national, on arrête de jouer avec des petits plans qui fleurissaient de tous les côtés.Il y a enfin un chef à bord.Nous sommes assez satisfaits que nos demandes, notamment sur l'alerte, soient enfin opérationnelles. Maintenant, il y a la nécessité de construire des plans au niveau des services hospitaliers avec des moyens. C'est tout le travail que nous menons au sein de la Commission "Urgences été 2004" (commission chargée de s'assurer de la mise en oeuvre dans les services hospitaliers du "plan urgence", les crédits ne doivent ainsi pas servir d'autres spécialités de l'hôpital).

L'Union nationale des associations de soins et services à domicile (Unassad)

L'Unassad a regretté, vendredi 7 mai dans un communiqué, que les services d'aide et de soins à domicile soient «absents de l'économie générale" du plan canicule présenté mercredi par le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy.La capacité de ces services de prévenir et de mettre en place des actions rapides et efficaces a pourtant largement été prouvée à l'occasion de la canicule l'été dernier », souligne le communiqué. «Avec un secteur qui représente près de 210.000 salariés«, l'Unassad s'étonne de ne pas être retenue comme un acteur »pouvant intervenir en situation d'urgence sur la base d'un cahier des charges préétabli avec les pouvoirs publics et rémunéré, par la suite, à l'acte effectué. Par ailleurs, l'Unassad déplore que «si les populations isolées sont mentionnées et présentées comme relevant de la solidarité nationale, les populations en situation de moyenne dépendance ne font l'objet d'aucune mesure spécifique ».

CFE-CGC

La CFE-CGC a regretté, jeudi 6 mai, à propos du Plan canicule présenté la veille par le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, que «le concret« ne soit «pas encore au rendez-vous », faute de financement suffisant.»La CFE-CGC ajoute, à propos du Plan canicule: «c'est des idées mais pas d'argent »Le plan du gouvernement sur la canicule est symboliquement positif et financièrement intenable», ajoute la CFE-CGC.«En attendant de passer la main aux départements sur l'ensemble de la démarche envers les personnes âgées en perte d'autonomie et les handicapés, l'Etat débloque quelques millions d'euros avec difficulté», déplore la CFE-CGC, stigmatisant «une mesurette financière de plus».



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