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Maison de retraite de Terre nègre à Bordeaux

Les premières chaleurs pour préparer une canicule


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Les dix jours de fortes chaleurs qui ont pesé sur Bordeaux en ce début juin, avec des températures dépassant parfois les 32°C, ont permis au personnel et aux résidents de lamaison de retraite de Terre nègre, située au coeur de la ville, de se préparerà l'éventualité d'une nouvelle canicule.

«Aujourd'hui, on est bien, il y a de l'air!», lance amusée, Marie-Hélène Larrouy, confortablement installée à l'ombre d'un platane afin d'assister à un tournoi de pétanque. Si cette octogénaire affirme ne pas appréhender l'été 2004, elle se souvient avoir beaucoup «souffert» l'an dernier. En ce vendredi après-midi orageux, des ouvriers s'activent dans différents pavillons, installant des climatiseurs mobiles et répartissant la centaine de ventilateurs disponibles, alors que les résidents papotent tranquillement à l'ombre.La distribution de verres d'eau, de sirops ou jus de fruits vient régulièrement interrompre les discussions. «Depuis le début de ces fortes chaleurs, on n'arrête pas de leur proposer à boire. Le soir, ils n'ont même plus faim tellement ils ont bu!», raconte avec un large sourire Antoinette Nioka, une aide soignante.

distribution de boissons

Autour du terrain de pétanque, Fabienne, une jeune animatrice se promène, un brumisateur à la main. «Cela les rafraîchit sur le moment», dit-elle. Pour les responsables de Terre nègre, la priorité, lorsque le thermomètre grimpe, c'est l'hydratation. «L'an dernier, tous les salariés ont mis la main à la pâte pour aider à la distribution de boissons», se souvient la directrice, Bernadette Casenave.Résultat: Terre nègre n'a connu aucun décès lié à la canicule en 2003.«Nous avons même eu moins de décès que les trois années précédentes» , se félicite le Dr Michel Serre, le médecin de l'établissement. Cependant, en prévision de l'été, l'établissement s'est doté de climatiseurs et de ventilateurs, pour un montant de 22.000 euros. «Je crois que la climatisation est une bonne chose mais ce n'est pas une fin en soi», tient à souligner Michel Serre, «le ventilateur dessèche et les écarts de températures liés à la climatisation peuvent être mauvais. C'est donc un instrument qu'il faut apprendre à gérer».«Il ne faut pas qu'il y ait plus de 4 ou 5 degrés d'écart entre les salles climatisés et l'air extérieur», rappelle Bernadette Casenave. Les climatiseurs ne tourneront donc pas à plein régime mais seulement quelques heures par jour. Les ventilateurs ne font pas non plus l'unanimité. «Je n'aime pas les avoir directement sur moi», remarque Jeanne Valhouette, une résidente. Ce matin, l'aide soignante, a même dû, à leur demande, éloigner le ventilateur des résidents qui se plaignaient d'«avoir trop de vent» et même «un peu froid».



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