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Vote de la loi sur le handicap

«Réelles avancées et manque révoltant» pour l'APF


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Le projet de loi handicap, soumis mardi 14 juin à un vote solennel de l'Assemblée nationale, comprend de «réelles avancées», se félicite l'Association des paralysés de France (APF), qui regrette aussi «un manque révoltant» concernant les ressources des personnes.

Selon l’association des paralysées de France, le projet de loi handicap, soumis mardi 14 juin à un vote solennel de l'Assemblée nationale comporte des avancées mais aussi des manques.Les avancées portent d'abord sur la prestation de compensation du handicap, selon l'APF: «Avant, elle était sous condition d'âge et de ressources. On nous dit qu'à terme, elle sera sans condition d'âge ni de ressources», affirme la présidente de l'APF, Marie-Sophie Desaulle.«L'accessibilité est l'autre avancement» , selon Mme Desaulle, avec notamment «un délai de dix ans pour la mise en accessibilité» pour tous les lieux recevant déjà du public, avec des «dérogations exceptionnelles».«Souvent, on pense à la mairie, mais il y a aussi tous les commerces, tous les cinémas et les transports publics», souligne-t-elle. Pour l'APF, le «manque révoltant» porte sur la question des revenus d'existence des personnes qui ne peuvent pas travailler (à distinguer de la prestation de compensation, qui finance les surcoûts liés au handicap, comme l'achat d'un fauteuil roulant ou l'aménagement d'une maison).«Actuellement pour ces personnes, les ressources d'existence c'est l'allocation adulte handicapé (AAH, minima social de 587,74 euros par mois)», selon Mme Desaulle qui affirme que l'AAH ne sera pas revalorisé. «Ce qui veut dire que les personnes vont vivre en dessous du seuil de pauvreté». «Pire, il y a un recul pour les personnes qui ont cette allocation et qui vivent à domicile. Elles avaient un complément d'allocation de 90 euros. Ce complément va être supprimé. La somme qui était versée par l'Etat va servir à financer la prestation de compensation», selon l'APF.Le texte «devrait repasser en deuxième lecture en octobre. Cela laisse la possibilité de l'améliorer», affirme la présidente de l'APF.



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