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Sexualité et institution

Où en est-on face à sa propre sexualité ?


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A la suite de la publication des derniers Cahiers de Serience, un colloque était organisé le 17 juin 2004 à Paris. De nombreux spécialistes de l'univers de la sexualité se sont succédés, des ateliers d'échanges ont permis aux professionnels d'enrichir leurs réfléxions.

Le professeur Louis Ploton affirme : le plaisir passe mal en milieu gériatrique. Prendre du plaisir est mal supporté par les autres, d'autant plus quand le sujet est très âgé. Cet amour là est objet de scandale.Or, compter pour autrui est LE moteur de la vie.

L'ouverture à la rencontre possible fait vivre ! C'est peut-être même la définition d'un vieillissement réussi, d'un accompagnement professionnellement réussi : cette ouverture toujours possible !
 

Pouvoir envisager la sexualité des plus vieux, c'est être au clair avec la sienne !

Charlotte Mémin, psychologue, n'y va pas par quatre chemins dans l'atelier qu'elle anime. Pour elle, chaque individu adulte, majeur, est libre. Les enfants ne seront JAMAIS les parents de leurs parents... même si rien n'empêche des échanges complices...

Toute personne est libre d'aimer à tout âge, dans le respect des convenances (dans l'intimité de sa chambre, pas en public), la charte de la personne âgée dépendante de 1995 le rapelle.

Mieux vaut en parler, échanger, car le tabou est encore réel dans les têtes :

  • le tabou sexuel tout court ;
  • le fait que la nouvelle personne aimée par son parent âgé ne remplacera jamais celui ou celle qui est parti(e), décédé(e) ;
  • le refus d'une vie sexuelle tout court, pour des personnes âgées ;
  • le fait qu'inconsciemment une génération doivent partir pour que l'autre s'épanouisse ;
  • sans oublier les conséquences psychologiques et financières de tout éventuel remariage...
Se connaître soi-même, analyser son rapport à son propre corps, à sa sexualité, est indispensable en gériatrie. Pouvoir en parler au sein de groupe de parole est aussi important pour analyser des situations :
  • surprendre deux résidents : que faire, le dire ?
  • être importuné par un résident, comment réagir?
Les professionnels sont parfois très jeunes, inexpérimentés, non conscients des limites simples à poser. Mais les familles ont aussi à comprendre la philosophie de la structure : laisser les personnes évoluer librement, s'aimer... Une réunion d'échange sur cette thématique est régulièrement nécessaire.

 

 



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