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SFASP : vers un guide des bonnes pratiques sur la fin de vie

Aider, accompagner et codifier les gestes des médecins


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Les 10 au 12 juin à Besançon (Doubs) avait lieu le 10e congrès de la SFASP : Société française d'accompagnement et de soins sur le thème "L'euthanasie et la mort désirée".Les responsables de la SFASP ont rendu public une première version des "bonnespratiques" à destination des professionnels en prise avec différentes situations de fin de vie médicalisée. La SFASP souhaite notamment codifier les gestes que devraient ou non mettre enœuvre les médecins et les membres des équipes soignantes confrontés aux multiples questions soulevées par l'accompagnement et la fin de vie.

Démarche claire et collective face à l'hétérogénéité des pratiques

La SFASp a constitué un groupe de travail composé de de médecins mais aussi de philosophes, de juristes, d'infirmiers et de spécialistes de l'éthique.Après deux ans de travaux, leurs conclusions tentent de sortir des questionnements confessionnels et philosophiques.Le docteur Régis Aubry, président de la SFASP et responsable du département des soins palliatifs au CHU de Besançon insite "sur l'importance qui doit être donnée au temps et à l'espace de réflexion. Faciliter la disponibilité des soignants et leur capacité de prendre du recul est un impératif. L'acte d'euthanasie ne peut s'inscrire dans le champ du soin."Comment dire non à des demandes d'euthanasie ? Comment tenir dans la durée face aux souffrances répétées ?Pour le dr Régis Aubry : "Les groupes de parole sont une ressource possible, mais c'est surtout le travail en équipe qui est une nécessité.Il souligne : "Dépénaliser serait encourager à pratiquer l'euthanasie. Il est nécessaire de sortir de la logique binaire du pour et du contre. On ne peut pas tout attendre d'une loi. Nous ne souhaitons nullement un texte de loi légalisant l'euthanasie."

Réflexion autour de la loi

La SFASP estime qu'un texte réglementaire ou une loi ne pourrait être utile que dans le cas où l'un ou l'autre permettrait l'harmonisation des textes réglementaires et des textes de loi afin d'éviter la mise en œuvre ou la poursuite de "thérapeutiques déraisonnables" .La SFASP est favorable à un "questionnement collégial avant toute prise de décision en fin de vie".Pour la SFASP : "l'interdit de donner la mort" impose de chercher d'autres éléments de réponses.



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