Le ministre délégué aux Personnes âgées Hubert Falco a réuni mardi 22 juin le Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées, afin de dresser «un premier bilan du programme de prévention et de lutte» présenté en janvier 2003, a annoncé le ministère dans un communiqué.
M. Falco avait décidé de sortir la maltraitance des personnes âgées de l’indifférence institutionnelle à l’abri de laquelle elle se déployait en faisant de la lutte contre ce fléau une «cause nationale». Le 19 novembre 2002, un Comité national de vigilance était même installé. Le «programme de prévention et de lutte» prévoyait notamment une série d'expérimentations menées dans cinq départements: Indre-et-Loire, Loiret, Eure, Seine-Maritime et Eure-et-Loir.Dans ces cinq départements, une brochure, intitulée «Lignes de vie, lignes de conduite», a été diffusée afin de «sensibiliser la population» et un numéro d'appel téléphonique a été mis en place. «Parmi les appels destinés au numéro maltraitance, 60%, soit 25 appels par mois environ, évoquent directement ou indirectement une situation de maltraitance», a indiqué le ministère.Le Comité national de vigilance a notamment insisté, au cours de sa réunion, sur la nécessité de «renforcer le dispositif de contrôle et d'inspection des établissements» , d'«améliorer le système de protection des personnes âgées» et d'«améliorer et renforcer les procédures de traitement des signalements». «Ces premiers résultats peuvent être considérés comme encourageants compte tenu des difficultés à opérer une prise de conscience du phénomène de maltraitance et à libérer la parole sur ce sujet difficile», a estimé le ministère.M. Falco avait indiqué, en janvier 2003, qu'un «programme quinquennal d'inspection des établissements sociaux et médico-sociaux» allait être lancé. Le ministre délégué avait souligné que la maltraitance concernait «15% des plus de 75 ans», évoquant les différentes formes de maltraitance : physique, psychologique, financière, médicamenteuse, civique. Le Comité national de vigilance comprend 28 membres, parmi lesquels des représentants de l'aide à domicile, des responsables d'établissements publics et privés, des retraités, des professionnels médico-sociaux, des médecins, des représentants des services déconcentrés de l'Etat et autres experts.
FL
mis à jour le 19/03/2007