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Maladie d'Alzheimer

12 millions d’euro bloquéset des familles à bout de souffle


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Symbolisé par un lâcher de "ballons d'alerte et de vigilance" sur l'esplanade du Trocadéro à Paris, le 22 juin, le cri d’alarme lancé par l’AssociationFrance Alzheimer et maladies apparentées avait pour but d’inviter, à nouveau, les pouvoirs publics à appliquer, sans plus tarder, le plan d'action gouvernemental datant d'octobre 2001 qui vise à accroître de façon adaptée le nombre de places d’accueil pour les personnes souffrant de ces formes de démence. Le programme gouvernemental "pour aider les malades et leurs familles", selon les termes de l'ex-ministre de la Solidarité Elisabeth Guigou, mettait l'accentsur l'amélioration du diagnostic et le développement des structures d'accueil.Près de trois ans plus tard, plusieurs éléments de ce programme n'ont toujourspas été mis en œuvre.Jean Doudrich, président de l’Association France Alzheimer réclame en particulier un décrêt d’application sur les structures d’accueil autonomes. Ce décrêt, qui devait être publié peu après la circulaire du 16 avril 2002, doit fixer les modalités de fonctionnement et de financement des petites structures autonomes proposant en particulier des places d’accueil de jour, rappelle-t-il. L’enveloppe prévue dans le programme est de 12 millions d’euros. Les préfets devaient attendre la publication du décrêt pour débloquer les crédits, même s’ils avaient la possibilité d’instruire les demandes dès réception de la circulaire.Jean Doudrich espère que le décrêt sera publié d’ici à la fin de l’année. L’accueil de jour doit permettre de soulager les familles des patients : 70% des malades sont pris en charge à domcile, souligne Jean Doudrich, à l’APM (dépêche datée du 15 juin). Rappelant que les 10 000 places prévues sur 4 ans par le programme d’action, réparties pour 7 000 dans l’accueil de jour et 3 000 en hébergement temporaire « ne couvrent que le dixième des besoins ». La réforme de solidarité pour les personnes dépen,dantes, présentée par Jean-Pierre Raffarin le 6 novembre 2003 a d’ailleurs revu ces chiffres légérement à la hausse (1500 places supplémentaires dans chacun de ces deux types d’accueil), est-il d’ailleurs rappelé.D'ici 2010, il faudrait aussi créer 120.000 places supplémentaires, en établissements pour personnes âgées, destinées spécifiquement aux victimes de la maladie d'Alzheimer, estiment les responsables de l’Association France Alzheimer. En effet, parmi les plus de 75 ans, 611.500 personnes souffrent de la maladie et plus de 150.000 d'autres formes de démences. Et, selon des estimations faites à partir de l'étude Paquid qui repose sur le suivi, depuis 1988, d'environ 4.000 personnes âgées vivant en Gironde et en Dordogne 135.000 nouveaux cas sont recensés chaque année.Il semble en effet que nous soyons très loin du compte en terme de réponse à l’état des lieux sur la maladie d’Alzheimer, que faisaient, ce 22 juin, lors d’une conférence de presse, les professeurs Forette, Dubois, Touchon, Dartigues etleur confrères membres du comité scientifique de l’Association France Alzheimer dans tous les domaines : épidémiologie, traitements existants et recherche.Faire reconnaître la maladie d’Alzheimer, en tant que telle, comme affection de longue durée (ALD) et qu’elle ne figure plus sous la rubrique des “psychoses, trouble grave de la personnalité et arriération mentale » est également une demande réitérée par le président de l’Association France Alzheimer.



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