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Assurance maladie = 10,8% du PIB

Dépenses en hausse à 168 milliards d’euros en 2003


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Les dépenses de santé en France en 2003 ont atteint 168 milliards d'euros, soit 10,8% du produit intérieur brut, une augmentation de 0,4 point sur 2002, a annoncé jeudi 8 juillet le secrétariat d'Etat à l'Assurance maladie lors dela présentation des Comptes de la santé.

Les 168 milliards d'euros qui ont été dépensés en soins et hospitalisation en France en 2003 ont représenté une somme de 2.732 euros par habitant. Tel est le chiffre principal qui ressort de la présentation jeudi 8 juillet des comptes de l’assurance maladie. Ces dépenses englobent la consommation médicale totale, les indemnités journalières (lors d'un arrêt maladie), les subventions, la recherche, l'enseignement et la gestion administrative de la santé.En 2002, ces dépenses s'étaient élevées à 157,9 milliards d’euros (10,4% du PIB), contre 148 milliards d’eurosen 2001 (10,1%) et 140,56 milliards d’euros en 2000 (10%).

  • Premier constat «important», selon Xavier Bertrand: «le rythme élevé de croissance des dépenses de santé». En effet, «l'évolution enregistrée en 2003 de 6,6% est dans la ligne de la croissance en moyenne annuelle des cinq dernières années de 5,6%», a souligné le secrétaire d'Etat dans son discours prononcé devant la Commission des Comptes de la santé.«Dans un contexte de croissance ralentie du PIB, la dépense courante de santé voit son poids s'accroître fortement dans la richesse nationale: elle s'élève à 10,8% du PIB en 2003», a-t-il ajouté.A l'instar de 2002, il en impute la responsabilité d'une part à la «croissance rapide» des dépenses de l'hôpital public, notamment en raison «des embauches consécutives à la RTT», d'autre part aux revalorisation d'honoraires des médecins et des autres professionnels de santé les deux dernières années, pour les soins réalisés en ville.
  • Second constat: «la légère augmentation, à 77%, de la part des dépenses de santé faisant l'objet d'une prise en charge par l'Etat ou la Sécurité sociale», a relevé M. Bertrand.Cette hausse est pourtant marquée par «deux effets en sens inverse» : la progression des malades pris en charge à 100% contribue à l'augmentation de cette part, alors qu'à l'inverse, on constate une tendance structurelle des dépenses à pencher vers les soins moins bien remboursés (en ville, médicaments).Pour lui, «l'envolée des dépenses amène aujourd'hui à une situation où le système entier est en crise». «Le système, fondé sur une assurance obligatoire et universelle, qui prend en charge plus des trois quarts de dépenses, est menacé d'implosion», a assuré le secrétaire d'Etat qui a ensuite présenté longuement le projet de réforme de l'assurance maladie, débattu actuellement à l'Assemblée nationale.Avec 10 milliards d'euros d'économies et 5 milliards de recettes nouvelles, ce projet de réforme ambitionne un retour «vers l'équilibre financier de l'assurance maladie en 2007», alors que celle-ci devrait enregistrer un déficit de 12,9 milliards en 2004, a affirmé M. Bertrand. «Mais nous saurons avant si la situation évolue dans le bon sens: en 2005, si les comportements commencent à se modifier, la dérive des comptes devrait s'arrêter et le déficit se réduire», a-t-il avancé.



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