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Procès des «Caravelle»

Le principal prévenu se défausse


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Le fondateur et principal prévenu du procès des résidences retraite les«Caravelle» a imputé lundi 5 juillet à Melun la responsabilité de la mort de neuf résidents, faute de soins, entre 1995 et 1998, aux autres acteurs dudossier.

Désigné comme la tête pensante par ses co-prévenus, Jean Fatosme s'est réfugié derrière son statut juridique de «syndic bénévole» et a rejeté les fautes sur les dirigeants des douze structures juridiques, à l'articulation des plus floues, mises en place dans les résidences en Seine-et-Marne.«Si j'avais su que des résidents étaient maltraités, mal nourris ou déshydratés, j'aurais agi», a assuré Fatosme, 62 ans, également propriétaire d'une grande partie des appartements des «Caravelle de la Gare» et «de la Ferme» au Mée-sur-Seine.Il a expliqué n'avoir «jamais été mis au courant de dysfonctionnements majeurs» en particulier du manque cruel de personnel dans ces résidences jusqu'en 1997. Cette année-là, M. Fatosme s'est rendu compte d'«un mauvais état d'esprit». Il a alors donné des «instructions» aux directeurs Laurent Savry et Jean-Pierre Vaysse, également poursuivis.Il a imputé la «responsabilité médicale des résidents» aux infirmières et médecins libéraux qui intervenaient régulièrement dans les «Caravelle», la mission du personnel interne se bornant selon lui à l'«accompagnement». Concernant l'admission de personnes grabataires en grand nombre, en particulier à partir de 1996, M. Fatosme a reproché aux «assistantes sociales» d'envoyer des résidents «en cachant leur véritable état de santé». Il s'en est également pris aux médecins salariés des «Caravelle».

Le jugement sera rendu le 29 septembre.

"Les faits sont graves, les victimes réelles et le préjudice certain (...). Je ne vous demande pas la relaxe sur les faits qui sont douloureux. Je viens vous la demander au nom du droit", a plaidé Me Jean-Pierre François, défenseur du principal prévenu Jean Fatosme, fondateur des "Caravelle de la gare" et de "la Ferme".Mais les deux semaines de débats ont montré des failles, des "imperfections" du dossier d'instruction, affaiblissant l'accusation selon le procureur qui n'a retenu qu'un seul des neuf homicides involontaires.Jeudi, le procureur avait réclamé à l'encontre de M. Fatosme et de trois autres prévenus, directeur ou adjoint, des peines de prison allant de 6 à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve assorties de l'obligation d'indemniser les victimes et des amendes de 1.500 à 7.500 euros.Rien n'a été requis à l'encontre des autres prévenus -auxiliaire de vie, "gouvernante" ou médecins salariés des résidences- qualifiés de "lampistes".La défense a qualifié ces réquisitions de "modérées" tout en les contestant, les 39 familles parties civiles les jugeant pour leur part trop clémentes.Le jugement sera rendu à la fin du mois de septembre



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