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Dispositif anti-canicule

Douste-Blazy pointe le retard de l’ Ile-de-France


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Philippe Douste-Blazy a annoncé vendredi 23 juillet une montée en puissance du plan canicule avec un renforcement du dispositif d'accueil dans les hôpitaux, notamment en Ile-de-France où un certain retard est constaté, et la mise en place d'un dispositif d'information du public.

Le ministre de la Santé a annoncé vendredi 23 juillet, lors de son deuxième point presse depuis la présentation de son plan canicule le 5 mai, la mise en place d'un numéro indigo. Ce numéro est le 0 821 22 23 00 (15 cts d'euro la minute). Il propose des messages pré-enregistrés (conseils pour se protéger de la chaleur). En cas de déclenchement du niveau 2 dit «d'alerte» du plan canicule, des télé-opérateurs fourniront des informations complémentaires.«Globalement, les objectifs d'ouverture de lits d'hôpitaux ont tous été atteints, voire dépassés, hormis en région parisienne», a-t-il affirmé. «La moyenne nationale des prévisions de lits disponibles est de 99% en juin, de 94% en juillet, de 90% en août», selon le dossier de presse.Mais le ministre a précisé qu'il avait été «alerté d'un taux d'ouverture de lits inférieur à celui escompté» en région parisienne. Ainsi, à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP, 39 établissements), 630 lits de soins de suite (opératoires, après une hospitalisation) sont fermés au lieu des 500 prévus sur les 3.500 installés, selon le ministre, pour qui «la situation est déjà tendue».Dans les services de chirurgie les prévisions ne mentionnent que 62% de disponibilités des lits (55% en Ile-de-France hors AP-HP) et 70% dans les services de néo-natalogie», a souligné M. Douste-Blazy.

Déplafonnement des heures sup

Pour cette raison, le ministre a annoncé avoir signé «avec Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat au Budget, un courrier autorisant l'AP-HP et tous les établissements publics d'Ile-de-France à recourir aux heures supplémentaires pour les personnels hospitaliers non médicaux volontaires, au-delà du plafond réglementaire de 15 heures par mois, s'il y a un état de catastrophe sanitaire».Ce dispositif court pour la période 1er juin-30 septembre. La directrice de l'AP-HP, Rose-Marie Van Lerbergue, s'est félicité de cette «mesure qui va nous donner beaucoup d'air». «Aujourd'hui, c'est tendu. Donner des congés aux personnels et laisser les lits ouverts, c'est un peu difficile», a-t-elle souligné.Cette année, 11% de lits supplémentaires ont pourtant été ouverts en médecine polyvalente et 4% en médecins générale, par rapport à 2003, selon elle.Selon l'Inserm, en août 2003, la canicule (près de 15.000 morts) la région Ile-de-France a contribué à elle seule à 33% de la surmortalité totale. Par ailleurs, M. Douste-Blazy a indiqué que 74% des maisons de retraite et des foyers étaient équipés en pièces rafraîchies et 76% des hôpitaux en salle climatisée. Seules 11% des maisons de retraite et hôpitaux qui en ont besoin ne sont pas équipées.Un décret permettant le recensement, dans les mairies, des personnes sensibles, sera signé la semaine prochaine, selon le ministère. En outre, les départements qui ont connu en 2003 une surmortalité importante et qui pas suffisamment équipés sont particulièrement surveillés, notamment l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, la Seine-et-Marne, l'Essonne, le Val-de-Marne, la Sarthe et les Deux-Sèvres.Enfin, en cas de canicule, trois jours avant son arrivée et pendant toute sa durée, des spots radio et télévisés sont disponibles pour les médias, rappelant au grand public les conseils essentiels de prévention.



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