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Légionnellose et tours réfrigérantes

Surveillance des taux de légionnellesdans la Meuse et en Gironde


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Trois nouveaux cas signalés dans le département de la Meuse, dernier des quatre départements lorrains touchés par la maladiedepuis la fin juin, a indiqué le 5 août, la préfecture de ce département dans un communiqué à l’AFP, portent à 21 le nombre de malades déclarés en Lorraine depuis le mois de juin : 9 en Meurthe-et-Moselle, 6 en Moselle (dont deux mortels), 3 dans les Vosges et 3 dans la Meuse.Selon l'Institut national de veille sanitaire (INVS), les cas recensés en Meurthe-et-Moselle correspondent à "un épisode épidémique" le nombre de cas dénombrés dans les départements de la Moselle et des Vosges étant, pour leur part, comparables aux années précédentes à pareille époque.Des enquêtes épidémiologiques et environnementales sont actuellement effectuées dans la Meuse, tout comme elles viennent de l’être dans les autres départements de la région.En Meurthe-et-Moselle, les investigations ont conduit les autorités sanitairessur la piste d'une tour aéroréfrigérante d’une galerie marchande du centre de Nancy. Le résultat des analyses effectuées sur cette tour indique un taux de légionnelles près de quatre fois supérieur au seuil avéré de risque sanitaire, précise un communiqué de l’AFP daté du 5 août.Un autre, daté du 4 août, provenant d’une information de la préfecture de Gironde indiquait également que les tours aéroréfrigérantes de l'hôpital d'Arcachon (Gironde) avait été fermées la veille, à la suite d'analyse ayant montré la présence de légionelles.En précision, dans ce communiqué, la préfecture de Gironde rappelait que la légionellose, qui affecte principalement les adultes fragiles, se traduit d'abordpar un état grippal fébrile et une toux sèche, avec une période d'incubation de 2 à 10 jours ; elle invitait toutes les personnes ayant séjourné en juillet sur le secteur d'Arcachon et présentant ces symptômes à consulter rapidement leur médecin.Pour mémoire, enfin, une dépêche du 3 août rappelait également qu’en 2003, 1044 cas de légionellose, parmi lesquels 129 personnes sont décédées, ont été recensés en France par l'Institut de veille sanitaire.Les données de surveillance indiquent, aussi, rappelait-on, qu'en 2003 trois épidémies sont survenues, à Montpellier, à Poitiers et dans le Pas-de-Calais, impliquant 141 personnes et causant 22 décès.La majorité des cas dits "groupés", c'est-à-dire concernant plusieurs personnes à la fois sur une durée et une zone géographique limitées, étaient liés à des tours aéroréfrigérantes (TAR).Le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, en déplacement en Lorraine où il s'est rendu au chevet de deux malades atteints de légionellose a annoncé jeudi à Nancy la création d'une commission de vigilance sur la légionellosevisant à installer "une méthodologie" de lutte contre la maladie "commune àtous les départements et valable d'une année sur l'autre".Cette commission installée au ministère de la Santé, à Paris, sera opérationnelle 24 heures sur 24 et sera en contact permanent avec les autorités sanitaires départementales -- DDASS et DRIRE notamment -- ainsi que les Agences régionales d'hospitalisation (ARH) a précisé Philippe Douste-Blazy.Une première réunion devait avoir lieu dès vendredi.



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